7 questions sur le mentorat

7 questions sur le mentorat

Les mentors de la cellule Roussillon – Jardins-de-Napierville, de gauche à droite: Jean-Pierre Potvin, Ginette Laurencelle, Claude Brosseau, Diane St-Cyr, Robert Bazinet (chef-mentor), Lucie Dandenault (cochef), Denys Normandin, Dany Lizotte (coordonnatrice) et Jean-Claude Julien (cochef). Absents de la photo: Denis Lanctot, Jean-Claude Marchand et Jean Picard.

Crédit photo : Gracieuseté

Fondée en 2004, la cellule de mentorat Roussillon – Jardins-de-Napierville a pour mission d’accompagner bénévolement des entrepreneurs afin de leur permettre de développer leur savoir-être en affaires. Dany Lizotte, coordonnatrice de la cellule locale, répond à nos questions.

Qui a fondé la cellule de mentorat Roussillon – Jardins-de-Napierville ?

«Quatre entrepreneurs d’expérience de la région, soit Claude Brosseau, Joseph Poirier, Denis Leftakis et Jean-Claude Julien. Leurs efforts étaient orientés vers un apprentissage différent. À eux quatre, ils ont accompagné la première année quelques propriétaires d’entreprises sur la route parfois chaotique de la gestion d’entreprise.»

Comment fonctionne le jumelage ?

«Un comité de mentors évalue chaque demande de mentorat et trouve un mentor en fonction des besoins du mentoré. On appelle les jumelages des dyades. Le jumelage est d’un an, renouvelable, et la durée moyenne des dyades est d’un à deux ans. Le coût du contrat est de 300$ à 400$ pour un an.»

Et par la suite?

«À partir du moment où une dyade est formée, elle devient confidentielle; il n’y a que le mentor et le mentoré qui connaissent les sujets de discussion. Entre eux, ils déterminent la fréquence des rencontres. Généralement, elles sont mensuelles. Ils décident aussi de l’endroit de leurs rencontres. Souvent, elles se déroulent au resto. C’est très personnalisé et il faut environ deux ou trois rencontres pour que la relation de confiance s’installe.»

En quoi le mentorat est-il différent du coaching ?

«La relation mentorale propose à l’entrepreneur d’avoir une oreille attentive, une opportunité de discuter de ses défis et de ses enjeux. L’emphase est mise sur lui et non sur l’entreprise. Le mentor n’est pas là pour dire quoi faire ni pour donner des réponses. C’est d’ailleurs pourquoi le mentor et le mentoré n’oeuvrent pas dans le même domaine.»

Y a-t-il une forme de tabou entourant le mentorat ?

«Oui. Les mentorés ont souvent peur de s’afficher parce qu’ils craignent que les gens pensent qu’ils ne sont pas capables de faire des affaires par eux-mêmes, alors que la relation mentorale leur permet surtout d’évacuer leurs questions, de réfléchir tout haut et de trouver leurs propres réponses.»

Quels sont les résultats concrets du mentorat ?

«Le succès de plusieurs entrepreneurs parle de lui-même. Le taux de survie des entreprises dont le propriétaire a été mentoré passe de 34% à 75%, selon les statistiques du Réseau M.»

Pourquoi les mentors font-ils ce travail bénévolement ?

«Ils sont fiers de contribuer activement à l’épanouissement de la région. De permettre aux entrepreneurs de réaliser l’ampleur de leur plein potentiel et de voir cet éclat de fierté au moment où ils réalisent qu’ils ont en eux toutes les réponses et le pouvoir de dépassement nécessaire à leur réussite n’a pas de prix.»

Pour en savoir plus, pour devenir mentor ou mentoré, les gens sont invités à visiter le site internet du Réseau M au www.reseaum.com, le site local au http://cellulementorat.com ou écrire à chef-mentor@cellulementorat.com.