Des éducatrices de CPE manifestent contre le gouvernement

Publié le 14 janvier 2016

Une dizaine d’éducatrices du Centre de la petite enfance La mère Schtroumph à Saint-Constant ont bravé le froid tôt ce matin pour dénoncer les coupes de 120 M$ projetées par le gouvernement provincial.

Pendant une demi-heure, elles ont manifesté devant la garderie située à l’intersection du boulevard Monchamp. À leurs chansons se mêlaient parfois le son des klaxons des automobilistes qui les appuyaient.

Leur action visait par la même occasion à dévoiler la bannière «Notre politique familiale, pièce maitresse de notre avenir». Toutes les garderies publiques membres de l’Association québécoise des CPE la mettront de l’avant au cours des prochains jours en guise de sensibilisation. Il faut s’attendre à ce que les actions de ce genre se multiplient aux quatre coins de la province d’ici les prochaines semaines.

Impacts

Les coupes de 76 000$ par année pour ce CPE de 54 places sont «invraisemblables», selon la directrice Louisette Dionne, et ne sont pas sans conséquence. Elle devra notamment réduire l’horaire de travail de sa cuisinière et couper dans le temps de planification hebdomadaire de ses éducatrices.

«On veut maintenir nos objectifs d’amélioration continue, mais ce ne sera pas possible. Au plan alimentaire, on va devoir faire des choix déchirants. On ne pourra plus avoir des plats aussi variés ni des desserts maison, constate-t-elle. Quant aux éducatrices, elles ont besoin de temps pour préparer leur programmation et faire des plans d’intervention.»

En voulant réduire les dépenses, le gouvernement est en train de d’anéantir les CPE sans égard au développement des enfants, croit Mme Dionne. Or, ils ne se comparent en aucun temps aux garderies privées qui n’ont pas à fournir de programmation éducative ni à embaucher du personnel formé.

«On n’est pas juste un service de garde, on offre un service éducatif avec du personnel de qualité. On sait à travers le monde, et les études le démontrent, que le développement des enfants est crucial de 0 à 5 ans, rappelle-t-elle, et qu’il faut leur offrir un environnement qui leur permettra de se développer à leur plein potentiel.»

Depuis 2066, Mme Dionne remarque que les CPE ont dû essuyer des réductions de plus de 300 M$.

Ça fait 315 M$ qu’on nous coupe depuis 2006. On veut bien faire preuve de bonne volonté, mais comment on va faire pour arriver. Ça s’arrêter où?

Louisette Dionne, directrice du CPE La mère Schtroumph

Les éducatrices du CPE La mère Schtroupmph ont manifesté devant leur installation contre les coupes gouvernementales.

©TC Media - Hélène Gingras

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Publié le 14 janvier 2016

Une dizaine d’éducatrices du Centre de la petite enfance La mère Schtroumph à Saint-Constant ont bravé le froid tôt ce matin pour dénoncer les coupes de 120 M$ projetées par le gouvernement provincial.

Pendant une demi-heure, elles ont manifesté devant la garderie située à l’intersection du boulevard Monchamp. À leurs chansons se mêlaient parfois le son des klaxons des automobilistes qui les appuyaient.

Leur action visait par la même occasion à dévoiler la bannière «Notre politique familiale, pièce maitresse de notre avenir». Toutes les garderies publiques membres de l’Association québécoise des CPE la mettront de l’avant au cours des prochains jours en guise de sensibilisation. Il faut s’attendre à ce que les actions de ce genre se multiplient aux quatre coins de la province d’ici les prochaines semaines.

Impacts

Les coupes de 76 000$ par année pour ce CPE de 54 places sont «invraisemblables», selon la directrice Louisette Dionne, et ne sont pas sans conséquence. Elle devra notamment réduire l’horaire de travail de sa cuisinière et couper dans le temps de planification hebdomadaire de ses éducatrices.

«On veut maintenir nos objectifs d’amélioration continue, mais ce ne sera pas possible. Au plan alimentaire, on va devoir faire des choix déchirants. On ne pourra plus avoir des plats aussi variés ni des desserts maison, constate-t-elle. Quant aux éducatrices, elles ont besoin de temps pour préparer leur programmation et faire des plans d’intervention.»

En voulant réduire les dépenses, le gouvernement est en train de d’anéantir les CPE sans égard au développement des enfants, croit Mme Dionne. Or, ils ne se comparent en aucun temps aux garderies privées qui n’ont pas à fournir de programmation éducative ni à embaucher du personnel formé.

«On n’est pas juste un service de garde, on offre un service éducatif avec du personnel de qualité. On sait à travers le monde, et les études le démontrent, que le développement des enfants est crucial de 0 à 5 ans, rappelle-t-elle, et qu’il faut leur offrir un environnement qui leur permettra de se développer à leur plein potentiel.»

Depuis 2066, Mme Dionne remarque que les CPE ont dû essuyer des réductions de plus de 300 M$.

Ça fait 315 M$ qu’on nous coupe depuis 2006. On veut bien faire preuve de bonne volonté, mais comment on va faire pour arriver. Ça s’arrêter où?

Louisette Dionne, directrice du CPE La mère Schtroumph

Les éducatrices du CPE La mère Schtroupmph ont manifesté devant leur installation contre les coupes gouvernementales.

©TC Media - Hélène Gingras