Un directeur fait du camping sur le toit de son école


Publié le 11 avril 2017

Une tente sur le toit de l'école St-Lawrence à Candiac.

Bob Matthey, directeur de l’école St-Lawrence, à Candiac, a fait du camping le temps d’une nuit sur le toit de l’établissement.

Il a posé ce geste le 29 mars afin de soutenir une classe de 6e année dans sa campagne de financement pour aider des enfants du Mexique à poursuivre leurs études.

«C’était le défi du directeur. Les élèves de toute l’école étaient invités à voter avec un montant d’argent s’ils voulaient que je me teigne les cheveux en vert ou que je dorme sur le toit de l’école», explique M. Matthey.

Finalement, les élèves, les enseignants et les parents ont participé au vote qui a été serré. Le défi des cheveux verts a obtenu la somme de 155$, alors que celui de dormir sur le toit a récolté 163$. Les deux options avaient été proposées par le directeur.

«On m’avait demandé de soumettre deux idées farfelues que je serais prêt à réaliser», indique-t-il.

Pour ne pas perdre le momentum, il a décidé de réaliser son défi rapidement après la fin du vote. C’était également important pour lui que les élèves qui arrivaient le matin puissent le voir et confirmer qu’il avait relevé son défi. Il a également mis des photos de sa tente placée sur le toit sur la page Facebook de l’école.

J’avais de l’expérience en camping d’hiver. Par contre, je n’avais pas pensé qu’on ne peut pas planter de piquets sur le toit. On a utilisé des briques pour tenir les quatre coins.

Bob Matthey, directeur de l’école St-Lawrence

Vent

La nuit n’a pas été très reposante, puisque le vent était de la partie et la tente bougeait. «Il y a eu plusieurs bourrasques ce soir-là», dit-il.

La température était froide. Il avait un sac de couchage d’hiver.

«Le lendemain, j’étais fatigué. Je dois avoir dormi maximum quatre heures. J’étais content de rentrer dormir chez moi le jeudi soir», soutient-il.

Le projet

Les élèves de la classe de Sandy Plamondon ont l’objectif d’amasser 6000$ pour aider des écoliers du Mexique. Ce montant leur permettra d’acheter des fournitures scolaires, en plus de payer leur inscription.

Les deux communautés ont également échangé des lettres.

«Je suis content d’avoir pu les aider. C’est un beau projet. Ils aident des personnes dans le besoin et découvrent une autre culture», affirme le directeur.