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Une voisine témoin du drame met sur pied une collecte de fonds

Décès d’un bambin de 2 ans à Saint-Constant


Publié le 15 juin 2017

Dominique Wenga était âgé de 2 ans.

©Gracieuseté – Archives

Une voisine de la famille du jeune Dominique Wenga qui a perdu la vie lors d’un délit de fuite survenu à Saint-Constant, le 27 mai, a mis sur pied une collecte de fonds sur le site de sociofinancement 1DG.

«C’est un objectif de base de 5000$, mais peu importe le montant amassé. La famille n’est pas au courant de ma démarche, car je n’ai pas encore réussi à leur parler. Je leur ai laissé une lettre avec le lien de la campagne de fonds et mes coordonnées pour qu’ils puissent communiquer avec moi. L’argent sera directement déposé dans leur compte», déclare la mère de famille qui désire garder l’anonymat.

C’est sûr que l’argent ne changera pas la douleur qui est vive, mais si ça peut les aider un peu, tant mieux.

Une voisine témoin du drame et instigatrice d’une collecte de fonds

«J’étais moi-même en état de choc. J’ai trouvé ça dur et je cherchais un moyen pour soutenir la famille. J’avais le besoin d’être en action. L’argent doit servir pour les frais de funérailles et apporter un peu de réconfort», poursuit la résidente de la rue Rabelais où s’est produit le drame.

 

Des cris

Lorsqu’un véhicule a heurté mortellement l’enfant de deux ans, l’instigatrice de la collecte de fonds était dans sa demeure.

«J’ai entendu des cris. J’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu que la mère tenait son enfant dans ses bras. Je suis descendu en courant pour aller sur les lieux. On a placé l’enfant sur le gazon. Il était inconscient. Il n’y avait plus rien à faire. Quand les ambulanciers sont arrivés, je me suis retirée et je me suis occupée de son frère de six ans qui était en état de choc», poursuit-elle.

Elle n’a pas vu le conducteur à l’origine du drame.

Sans être une intime de la famille, la femme mentionne qu’elle la côtoyait régulièrement.

«On se saluait régulièrement à l’arrêt d’autobus», ajoute-t-elle.  

 

Rue étroite

Elle indique qu’en raison de sa configuration, il est difficile de rouler à haute vitesse sur la rue Rabelais.

«Si ça arrive, ce sont des gens qui n’habitent pas ici. C’est une rue où il y a beaucoup d’enfants. À l’arrêt d’autobus, le matin, on en retrouve une vingtaine du primaire», fait-elle remarquer.

Elle souligne toutefois le nombre élevé d’autos stationnées sur cette voie.

«La rue est étroite et il n’y a pas de trottoirs. Les entrées d’auto des maisons sont petites. C’est sûr qu’il y a beaucoup de gens qui se stationnent dans les rues. Ça obstrue la vision. Même si tu roules à 10 km/h, tu peux facilement frapper un enfant», affirme-t-elle.   

 

Priorité pour la Régie

Vingt jours après le drame, aucun suspect n’a été appréhendé. En entrevue lors de son assermentation le 14 juin, le nouveau directeur de la Régie intermunicipale de police Roussillon, Marc Rodier, a indiqué que ce dossier demeure prioritaire.

 

Pas de lien

La collecte de fonds mise sur pied par la voisine de la famille, n’a pas de lien avec celle du site GoFundMe dont l’objectif était de 10 000$. Cette campagne a pris fin abruptement alors qu’une somme de 1070$ avait été recueillie. Il s’agissait d’une initiative d’une collègue du père de l’enfant, Bernard Wenga, qui travaille en Saskatchewan.

Pour soutenir la famille, on peut se rendre sur le site 1DG sous la mention En soutien à la famille du petit garçon de 2 ans. Au moment de publier, 412$ avait été récoltés.   

 

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