Questions à un prof de conduite automobile

Sécurité routière dans les quartiers résidentiels


Publié le 6 juin 2017

La montée des Bouleaux à Delson.

©TC Media - David Penven

Jean-François Bélanger, directeur pédagogique pour les écoles de conduite Tecnic de la Rive-Sud, répond aux questions du Reflet concernant la sécurité routière dans les quartiers résidentiels.

 

Quels sont les types d’accident ou problèmes qui reviennent fréquemment ?

«Ce sont surtout les accidents aux intersections. Lors du virage à gauche, on vérifie mal avant de s’engager. On ne respecte pas les priorités. Le virage à droite au feu rouge est aussi un problème, car les gens oublient qu’ils doivent faire un arrêt complet avant de tourner. Il y a aussi les arrêts [stops] où on ne s’immobilise pas.  Les piétons ont priorité lorsqu’ils traversent; ils se font klaxonner lorsqu’ils s’engagent sur la voie.»

 

Trouvez-vous qu’il y a un partage équitable de la route entre conducteurs, cyclistes et piétons ?

«J’ai vu sur les réseaux sociaux une photo publiée d’un cycliste en train de faire un virage à gauche. J’y ai lu des commentaires désagréables où les gens mentionnaient que le cycliste était dans le tort, qu’il n’était pas un "véhicule" et n’avait donc pas d’affaire là. Je trouve ça assez aberrant.  J’y vois une méconnaissance des lois. Les gens ont beaucoup de difficulté à partager la route. D’autre part, certains cyclistes ne respectent toujours le Code de la sécurité routière, dont celui de rouler en file indienne sur la route et non en peloton, mais ça change.»

 

Les municipalités en font-elles assez concernant la sécurité routière ?

«On peut toujours en faire plus. Il y a des choses qui ont été faites comme diminuer la limite de vitesse à 40 km/h. Je crois que c’est une bonne mesure. Est-ce parfait partout? Je ne suis pas convaincu. Par exemple, là où les rues sont plus étroites, on pourrait diminuer davantage la vitesse. Je pense que la majorité des gens conduisent correctement, même si certains roulent trop vite. Je suis étonné, lorsqu’on regarde les statistiques, de constater que plusieurs parents qui reconduisent leurs enfants à l’école ou au service de garde ne respectent pas la limite de vitesse de 30 km/h. Il y a aussi des aménagements de rues qui les ont rendues trop étroites, comme la montée des Bouleaux à Delson. Je trouve cela particulièrement dangereux. Il y a des zigzags à faire et il y a des risques d’accrocher notre véhicule. Il y a des choses intéressantes, comme mettre des bollards au milieu de la route pour nous obliger à ralentir.»

 

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