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Être sauveteuse : pour le plaisir de veiller sur la sécurité des baigneurs

La Prairie


Publié le 11 juillet 2017

Laurence Jennings-Maisonneuve est chef sauveteur à la Ville de La Prairie.

©Gracieuseté

Passer les étés à l’extérieur pour s’assurer que rien de fâcheux ne survienne lors de la baignade. Un travail saisonnier que Laurence Jennings-Maisonneuve, chef sauveteur, occupe depuis six ans à la piscine municipale extérieure de la Ville de La Prairie. Entretien avec une passionnée de l’eau et du public. 

 

En quoi consistent vos fonctions ?

«Je dois surveiller la piscine extérieure, effectuer la prévention auprès des enfants et m’occuper de l’équipe de sauveteurs [au nombre de neuf incluant la principale intéressée]. C’est moi qui fais leur horaire et supervise leur entraînement. Je fais aussi le lien entre eux et la Ville.»

 

Comment s’effectue la surveillance de la piscine ?

«Il y a cinq sauveteurs par jour dont trois qui surveillent en même temps la piscine: deux du côté des adultes et un pour la pataugeoire des enfants. Il y a des rotations aux 15 minutes. Ça permet au sauveteur d’être toujours attentif dans sa zone et s’assurer que chacun soit alerte. Ça fait aussi en sorte qu’il y a des pauses un peu plus souvent, surtout quand il fait très chaud.»

 

Pourquoi portez-vous des lunettes de soleil ?

«On ne veut pas que les reflets de l’eau nous empêchent de voir la zone qu’on surveille.»

 

À gauche, Laurence Jennings-Maisonneuve, chef sauveteur à la Ville de La Prairie, accompagnée des sauveteurs: Julien Chaput, Laurence Bellemare, Anouk Lamarre, Myriam Séguin, Jean-Philippe Oubda et Erika Neveu. Absents de la photo: Catherine Gobeil et Simon Bilodeau.

©Gracieuseté

Est-ce que vous devez souvent intervenir pour rappeler les baigneurs à l’ordre ?

«Les gens qui se baignent fréquemment connaissent les règlements. Ils sont conscients qu’il y a des dangers à être autour d’une piscine. Ils savent que les règlements ne sont pas là pour les brimer, mais pour leur sécurité. Parfois, on doit faire quelques interventions, mais ça fait partie de notre rôle.»

 

Intervenez-vous davantage auprès des adultes, des ados ou des enfants ?

«Souvent auprès des enfants. Il faut leur rappeler de ne pas courir autour de la piscine. Ce rappel revient chaque jour. Les enfants qui viennent souvent ont tendance à nous tester. C’est pour ça qu’il faut être constant dans nos interventions. Les jeunes qui proviennent des camps jour doivent passer un test d’habileté. Ils doivent parcourir la largeur de la piscine, la tête hors de l’eau. Un sauveteur juge si l’enfant doit porter ou non une veste de sauvetage. S'il échoue le test, il peut le repasser chaque semaine.»

 

Est-ce stressant de surveiller une piscine publique ?

«La capacité maximale de la piscine est de 313 baigneurs. Quand il y a beaucoup de personnes, oui, ça peut être un peu stressant. Surtout quand les camps de jours viennent. Ça fait beaucoup d’enfants à surveiller.»

 

Les parents qui accompagnent leurs enfants les surveillent-ils bien ou se fient-ils aux sauveteurs ?

«C’est sûr que ça peut arriver, mais habituellement les parents surveillent bien leurs enfants. Si ça se produit, on intervient, mais en général, ça va quand même bien.»

 

Avez-vous procédé à de la réanimation ?

«Non, pas au cours de mes six étés. Les cas de sauvetages sont rares. Nous sommes intervenus à deux reprises dans un cas d’épuisement en raison de la chaleur et un autre cas d’hypothermie.»

 

 

Trois qualités pour être un bon sauveteur

Outre la formation dispensée par la Société de sauvetage du Québec qui veillent à la qualification et à la mise à jour des connaissances des sauveteurs, il y a aussi une question d’attitude pour occuper cette fonction. Selon Laurence Jennings-Maisonneuve, chef sauveteur à la Ville de La Prairie, trois qualités de base sont de mise:

-Être attentif à ce qui se passe.

-Savoir bien communiquer avec le public, mais aussi avec toute l’équipe quand on doit faire un sauvetage.

-Être responsable.