La Corporation de développement communautaire Roussillon est déçue

Budget provincial


Publié le 30 mars 2017

Selon Nycolas Renault, président de la Corporation de développement communautaire Roussillon, le dépôt du budget provincial ne répond pas aux attentes des organismes communautaires.

©TC Media – Archives

Le budget provincial déposé par les libéraux à l’Assemblée nationale le 28 mars déçoit la Corporation de développement communautaire (CDC) Roussillon qui dénonce le sous-financement destiné aux organismes communautaires.

«Une maigre hausse de 10 M$ a été annoncée pour les organismes en santé et services sociaux. Cela ne répond aucunement à l'augmentation demandée en financement à la mission des 4 000 organismes communautaires, qui est de 475 M$», affirme Nycolas Renault, président de la CDC Roussillon.

Cette situation menace la survie de plusieurs organismes et freine leur capacité à répondre aux besoins de la population.

Nycolas Renault, président de la Corporation de développement communautaire Roussillon

Il critique également le fait qu’aucune somme supplémentaire n'est ajoutée dans le programme de soutien aux CDC de la province.

«Le montant de 3,8 M$ demeure inchangé, dit-il, ce qui représente un appauvrissement pour l'ensemble des CDC et l'impossibilité de soutenir celles nouvellement accréditées, telle que la nôtre. Sans ressource, nous ne pouvons pleinement jouer notre rôle de concertation pour le développement communautaire et social dans le Roussillon.»

Faute de financement adéquat, le CDC Roussillon se retrouve sans permanence à ses bureaux situés à Delson depuis juin 2016.

 

Insuffisant

Si Nycolas Renault juge certaines mesures comme un pas dans la donne direction, il dénonce la petitesse de celui-ci.  

«L'allocation de 3000 nouvelles unités de logement social, le financement ponctuel aux organismes familiaux et les investissements en éducation sont insuffisants et ne permettront pas de rattraper les sévères coupures et compressions subies dans les dernières années d'austérité», note-t-il.

Il se dit également déçu des baisses d'impôt qui profitent «essentiellement aux mieux nantis», sans impact véritable sur la classe moyenne.

«Cette baisse nous prive de revenus essentiels pour investir massivement dans les services publics et les programmes sociaux. Ceux-ci profitent à l’ensemble de la population et assurent un filet social indispensable aux personnes les plus démunies et vulnérables de notre société», rappelle-t-il.