Sections

Corridor économique de l’autoroute 30 : consultations à venir en août


Publié le 21 juillet 2017

Le député de Châteauguay Pierre Moreau.

©Photo :TC Media-Valérie Lessard

Le député de Châteauguay Pierre Moreau assure que le gouvernement du Québec adoptera le projet de loi 85 visant la création d’un corridor économique aux abords de l’autoroute 30 avant la fin de 2018. Des consultations particulières sont prévues à ce sujet les 15 et 16 août à l’Assemblée nationale.

La carte du corridor économique projeté par le gouvernement.
(Photo - capture d'écran)

Le projet de loi vise la création d’un guichet gouvernemental unique qui facilitera l’implantation d’entreprises du secteur de la logistique aux abords de l’autoroute 30 et dans les pôles logistiques de Contrecoeur et des Cèdres.

Le gouvernement a déjà ciblé des zones dans les villes qui seraient concernées par ce guichet unique. «Tant et aussi longtemps que le projet de loi n’est pas adopté, on va continuer à travailler ensemble (avec les maires), pour identifier les secteurs en questions», souligne M. Moreau.

Lors du dépôt du projet de loi, la MRC de Beauharnois-Salaberry, une des trois MRC directement concernées par le corridor de développement économique, avait salué l’initiative de Québec, mais avait émis certaines réserves. Les élus critiquaient notamment le pouvoir que Québec se donnait de déterminer les règles d’urbanisme dans les territoires touchés par le guichet unique. La MRC dénonçait aussi l’article 7 du projet de loi, qui prévoit que certaines zones agricoles qui seraient dézonées pour faire du développement industriel ou commercial seraient compensées en territoire agricole sur son territoire. «Le projet de loi tel que libellé a pour effet de favoriser le développement industriel et commercial sur le territoire de certaines MRC, et ce, au détriment de la MRC de Beauharnois-Salaberry», écrivaient les élus dans une résolution en janvier 2016.

Les MRC de Roussillon et de Beauharnois-Salaberry déposeront un mémoire au moment des consultations en août.

Un an et demi plus tard

Ces consultations ont lieu un an et demi après le dépôt du projet de loi. Selon M. Moreau, il s’agit de délais normaux «dans un menu législatif important». «Déposer un projet ce n’est pas anodin, ça ne se  fait pas sur le coin d’une table, explique le député. Les projets de loi doivent suivre les étapes d’adoption à l’Assemblée nationale.» Les récents projets de loi sur les statuts de métropole et de capitale de Montréal et Québec et le projet de loi 122 sur l’autonomie municipale devaient tous passer par la même commission parlementaire que celui sur la création d’un corridor économique, ce qui a occasionné des délais, précise le député de Châteauguay. 

À lire aussi: