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Une compagnie de pièces d’autos d’occasion s'installera à La Prairie

Kenny U-Pull


Publié le 3 juillet 2017

On dénombre en moyenne entre 2000 et 3500 voitures pour chacun des 13 centres Kenny U-Pull en Amérique du Nord. Sur la photo, celui de Saint-Augustin-de-Desmaures.

©Gracieuseté – Kenny U-Pull

Une partie de l’ancien site d’ArcelorMittal à La Prairie accueillera une succursale Kenny U-Pull en 2018. Ce commerce se spécialise dans la vente en libre-service de pièces d’autos d’occasion que les clients prélèvent eux-mêmes.

«Les gens qui veulent remplacer un parechoc, un miroir ou une quelconque pièce vont venir avec leur coffre à outils retirer l’item recherché. Notre concept est un bel exemple de développement durable», déclare Mathieu Germain, directeur Environnement pour AIM Fer et métaux américains.

Ce projet n’a rien de comparable avec ArcelorMittal dont les activités [bruit] étaient beaucoup plus nuisibles.

Benoît Fortier, responsable du Service de l’urbanisme à la Ville de La Prairie

Kenny U-Pull est une filiale de cette entreprise qui a acheté en 2015 le terrain qu’occupait ArcelorMittal.  

Entre 20 et 30 emplois seront créés. M. Germain n’a pu préciser le montant de cet investissement.

«On parle de plusieurs millions de dollars», souligne-t-il.

 

Muret contre le bruit

Les voitures destinées au prélèvement de leurs pièces auront été au préalable nettoyées de leurs fluides (ex: huile à moteur, essence) et matières dangereuses (ex: batteries).

Ces opérations se font sur place à la réception des véhicules.

«On retire tous ces éléments en vertu de la réglementation provinciale», indique M. Germain.

Une fois que l’ensemble des pièces réutilisables de la voiture aura été vendu, celle-ci sera écrasée sur les lieux afin de faciliter son transport vers un des sites de recyclage d'AIM Fer et métaux américains.

«On parle d’utilisation d’une presse et non d’une déchiqueteuse. La presse automobile sert à compresser le toit du véhicule pour faciliter son transport», poursuit M. Germain.

En matière de bruit, il indique que la Ville de La Prairie «a été extrêmement diligente» envers ses résidents.

«La presse a été retravaillée à de nombreuses reprises à la suite des commentaires de la Ville de La Prairie, fait remarquer M. Germain. Elle sera entourée d’un muret [pour confiner le bruit].»  

Kenny U-Pull a obtenu de la Ville, le 1er juin, les permis pour procéder à la construction des bureaux administratifs. Quant aux autres composantes de l’entreprise (presse, ateliers de récupération), elle doit attendre les autorisations de la MRC de Roussillon d’ici l’automne. Par la suite, ce sera au tour de la Ville de La Prairie d’adopter sa règlementation.  

Kenny U-Pull se spécialise dans la vente en libre-service de pièces d’autos.

©Gracieuseté – Kenny U-Pull

Selon le plan d’expansion, Kenny U-Pull pourrait occuper d’ici les prochaines années la totalité du site d’AIM. D’ici là, AIM y poursuit ses activités à savoir recevoir des métaux, les trier et les préparer pour leur expédition vers différents centres de recyclage.

 

Dispositions

La Ville de La Prairie a pris les dispositions réglementaires nécessaires pour l’arrivée de Kenny U-Pull.

«Nous avons demandé des études spécifiques concernant le bruit de la presseuse que Kenny U-Pull compte utiliser. Comme toutes activités industrielles, le bruit ne doit pas dépasser 55 décibels le jour et 50 la nuit», explique Benoît Fortier, responsable du Service de l’urbanisme à la Ville de La Prairie.

La Ville a élaboré un PPCMOI (Projet particulier de construction, de modification et d’occupation d’un immeuble) à l’intention de Kenny U-Pull. Il s’agit d’une règlementation qui a été conçue sur mesure pour l’entreprise. Celle-ci lui impose des exigences qui lui sont propres et auxquelles elle doit s'y conformer.

Ce dernier se veut rassurant envers les citoyens vivant aux abords de la zone industrielle.

«Tout sera expliqué dans le cadre d’une consultation publique. C’est sûr qu’on est transparent dans ce dossier», souligne M. Fortier.