Le Parti québécois s’engage à urbaniser la route 132


Publié le 3 avril 2017

Dans le cadre de sa tournée, Jean-François Lisée a confirmé certains engagements concernant les enjeux locaux.

©TC Media – Denis Germain

S’il est élu à la tête du gouvernement, le chef du Parti québécois (PQ) Jean-François Lisée s’engage à urbaniser la route 132. Il fera en sorte que le dossier se retrouve dans le Plan québécois d’infrastructures (PQI). Il s’agit d’une condition pour que ce projet bénéficie du financement de Québec.

Selon lui, le gouvernement en place ne souhaite pas voir ce chantier se réaliser.

Nous, on pense que l’urbanisation de la 132 est un axe de développement économique et de qualité de vie pour la région.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

«Les engagements des libéraux ne veulent plus rien dire. Ils ont eu quatre budgets qu’on peut qualifier de désespoirs, où ils auraient pu le mettre [dossier de la 132] au PQI. Ça n’a plus aucune crédibilité», a indiqué M. Lisée.

Ce dernier était de passage à Sainte-Catherine dans le cadre d’une conférence organisée par la Chambre de commerce et d’industrie royal Roussillon (CCIRR), le 3 avril. Sa présence s’inscrivait dans le cadre de sa tournée Priorité PME.

 

Corridor économique

Concernant le corridor économique de l’autoroute 30, le principal intéressé prévient que si rien n’est fait, les gens de la région vont hériter «d’un gâchis». Il souhaite qu’il y ait consensus à propos des zones visées pour l’implantation d’industries le long du tronçon, tout en protégeant le secteur agricole.

«Quand j’étais ministre de la Métropole [entre 2012 et 2014], je dirigeais un comité ministériel sur la 30. Il fallait qu’on ait une vision intégrée concernant le développement économique tout en protégeant les terres agricoles. Les gens tiraient la couverte chacun de leur bord, ce qui est normal. Ces mêmes gens s’attendaient cependant à ce que le gouvernement tranche clairement en étant équitable», a-t-il rappelé.

Jean-François Lisée a ajouté que lorsque son parti «prendra le pouvoir dans 17 mois», il remettra de l’ordre dans ce dossier.

Jean-François Lisée s'est adressé aux membres de la Chambre de commerce et d'industrie royal Roussillon, le 3 avril.
TC Media – Denis Germain

«On va reconsulter les gens de la région le long du corridor et on va faire des arbitrages qui sont structurants pour les années qui suivent. Lesquels? Je ne sais pas encore à cause du fouillis actuel. On crée beaucoup de frustrations parce que les libéraux naviguent à vue», a souligné celui-ci.

 

Cégep

Concernant la création d’un cégep pour le Roussillon, M. Lisée ne dit pas oui formellement, mais s’engage à effectuer d’un «bon œil» les études de faisabilité avant de prendre une décision.

«Je ne promets pas de le réaliser. Toutefois, je tiens à ce que le dossier soit monté et qu’on le valide auprès des ministres lors de la première partie de notre mandat. Je crois au rôle structurant des cégeps dans les régions. Et je suis très ouvert à cette possibilité-là», a-t-il déclaré en entrevue au Reflet.

 

Priorité PME

Les membres de la chambre de commerce ont pu entendre de nouveau certains thèmes chers au chef du PQ, Jean-François Lisée. Nicolas Marceau, porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances, était venu en janvier présenter une partie du plan Priorité PME. Le maintien des sièges sociaux au Québec, une meilleure formation des employés incluant les nouveaux arrivants et l’allègement des tracas administratifs – moins de formulaires – font notamment partie des priorités du PQ.