L’ex-candidat dans La Prairie, Pierre Langlois, invite l’opposition à s’unir

Afin de battre le Parti libéral du Québec


Publié le 11 mai 2017

Pierre Langlois, ex-candidat dans La Prairie, photographié le soir du scrutin de 2012. Il avait perdu face au caquiste Stéphane Le Bouyonnec.

©TC Media – Archives

L’ex-candidat du Parti québécois aux élections de 2012 et 2014 dans La Prairie, Pierre Langlois, souhaite qu’une seule et unique personne issue des partis d’opposition se présente dans cette circonscription au scrutin de 2018. Une façon de faire qui devra se répéter dans d’autres comtés afin de battre les libéraux (PLQ), selon lui.

«Il y a beaucoup de discussions sur des idées de convergences entre les partis d’opposition: Parti québécois (PQ), Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire (QS). Même s’il y a des fossés idéologiques profonds entre ces partis, il y a des éléments sur lesquels on pourrait travailler ensemble, dont la réforme démocratique», explique M. Langlois.

Et parmi ces réformes, on retrouve la mise en place du mode de scrutin proportionnel qui permettrait de faire en sorte d’enlever le pouvoir au PLQ.

«Il y a un quasi-monopole libéral à l’Assemblée nationale en raison de la concentration du vote libéral dans certaines régions», mentionne l’ex-candidat.

Pour mettre cette réforme en place, il faut éviter de diviser le vote entre les partis d’opposition lors des élections de 2018. Il s’agit, pour M. Langlois, de mettre en place une alliance stratégique qui pourrait disparaître une fois le nouveau gouvernement formé.

«C’est une proposition qui sort des sentiers battus», reconnaît-il.

 

Non, dit le chef du PQ

Selon Le Devoir, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a refusé «froidement», l’idée d’une triple-alliance anti-libérale, lors d’un point de presse le 10 mai.

«C’est une idée mort-née. C’est de la pensée magique pure et simple (…) On ne va pas se débarrasser des coupeurs libéraux, puis les remplacer par des coupeurs caquistes», a déclaré M. Lisée, cité par le quotidien.