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Des employés de Saint-Constant victimes d’intimidation


Publié le 13 septembre 2017

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©Photo: Gravité Média - Archives

Une «escalade de violence» survenue au cours des derniers mois à Saint-Constant fait en sorte que les élus ont adopté une politique de prévention de la violence dans les rapports avec la clientèle, hier soir.

«Il y a une escalade depuis plusieurs mois, a affirmé le maire Jean-Claude Boyer durant la période de questions. J’ai été très patient, mais pendant mes vacances, une personne a assailli le véhicule d’une de nos employées, alors qu’elle était partie d’ici. Je ne nommerai pas les noms, mais il y a tout un processus qui est en cours. Des plaintes ont été déposées et des enquêtes sont en cours.»

D’ailleurs, deux agents de la Régie intermunicipale de police Roussillon ont assisté à la séance de conseil de mardi. Ceux-ci ont dû escorter le citoyen Michel Vachon hors de la salle après que celui-ci se soit montré arrogant à l’égard des élus et du personnel.

«Avec ce qui s’est passé dernièrement, je vous conseillerais d’aller vos asseoir, sinon je vous fais sortir», a d’abord averti, M. Boyer.

Arguant qu’il n’avait rien à cacher, M. Vachon a continué à argumenter et s’est fait sortir.

Nouveau président d’élections

La greffière Sophie Laflamme a exprimé le désir de ne pas remplir le rôle de présidente pour les élections du 5 novembre prochain.

«Pour des motifs personnels, Sophie refuse de remplir cette fonction-là, à cause de tous les incidents qui se sont produits dans les dernières semaines, a fait savoir la directrice générale, Nancy Trottier. Dans les villes de plus de 5000 habitants, les DG ne peuvent pas le faire, alors nous avons engagé Me Foucher, qui est président d’élections au fédéral.»

Les élus demandent ainsi l’autorisation à la Commission municipale du Québec de mandater M<V>e<V> Jacques Foucher pour l’organisation et la tenue des élections municipales. Ses honoraires sont de 24 500$, taxes incluses.

 

Politique de prévention de la violence

La Ville souhaite offrir à son personnel un milieu de travail sain et sécuritaire. Elle souhaite aussi prévenir les manifestations de violence provenant de la clientèle et soutenir le personnel touché.

La politique adoptée mardi soir a été calquée sur celle de la Ville de Shawinigan. Les fautifs obtiendront d’abord un avertissement verbal ou écrit, suivi d’une mise en demeure envoyée par un cabinet d’avocat. Selon la gravité des gestes, des accusations pourront également être déposées à la régie de police.

«À Saint-Constant, c’est devenu nécessaire de développer une politique comme ça», a indiqué la DG, Nancy Trottier.