Billet d’humeur : le sommeil léger

Billet d’humeur : le sommeil léger

Il m'arrive souvent d'être éveillée la nuit.

Voici le billet du 28 juin 2017 d’Hélène Gingras, chef de contenu des hebdos Le Reflet et Coup d’oeil.

Avez-vous un bon sommeil?

J’ai toujours mal dormi. C’est l’histoire de ma vie. J’envie les gens qui peuvent dormir à toute heure du jour. N’importe où. Sur un banc. Dans l’autobus ou le métro.

Je suis d’autant plus jalouse de les voir émerger frais comme une rose. Revigorés. En plein forme. Comme après une nuit entière à dormir.

Ces personnes n’ont pas idée de ce que représente d’avoir le sommeil léger ou de souffrir d’insomnie.

Pour ma part, il faut que toutes les conditions soient réunies pour que je parte dans les bras de Morphée. Ou que je sois au bout du rouleau.

Comme cette fameuse fois dans le lobby d’un hôtel. Au terme d’une nuit écourtée pour prendre l’avion. Je luttais pour garder mes yeux ouverts. Il Je me rappelle seulement d’avoir eu le cou cassé au réveil.

Il m’arrive depuis toujours de passer de longues parties de la nuit éveillée. Parce que je suis plus stressée que la normale. Ou que quelque chose me tracasse. Mais aussi lorsqu’il n’y a strictement rien en apparence pour me tenir éveillée.

Malgré tout, je reste couchée la plupart du temps. Faisant parfois le bacon. Souvent, sans bouger. Il paraît que je donne l’impression de dormir.

Généralement, je finis par tomber de sommeil au lever du jour. Lorsque les oiseaux commencent à chanter. Avant le lever du soleil. Rattrapant un peu ma nuit.

Normalement, au bout de deux trois nuits d’insomnie, je finis par tomber de sommeil. J’en suis à avoir hâte de ces nuits où je couche ma tête sur l’oreiller pour revenir à la réalité seulement au son du réveille-matin. Quel bonheur!

C’est la même joie qui me submerge lorsque je m’endors bien malgré moi devant la télé, le soir. Ou si je réussis à faire un court somme en plein après-midi la fin de semaine.

J’ai essayé les somnifères à quelques reprises. J’ai détesté. Ils me donnent l’impression d’être forcée de partir dans les limbes. Comme si on m’avait passé un K.-O. pour que je tombe inconsciente. Au matin, j’émerge de loin, difficilement. Sans pour autant avoir le sentiment d’être reposée. Ni d’avoir bien dormi.

P.S.: Ce billet n’a pas été écrit pendant la nuit, contrairement à ce qu’on pourrait penser.