Un cerf dépecé par des coyotes à La Prairie

Un cerf dépecé par des coyotes à La Prairie

Crédit photo : Gracieuseté - Pascale Tremblay

Une résidente de La Prairie est tombée sur les restes de table de coyotes alors qu’elle prenait une marche dans le parc de conservation du marais du quartier Symbiocité, le samedi 3 février.

Sans vouloir faire de «sensationnalisme» avec cette découverte, Pascale Tremblay s’est demandé si les coyotes sont plus nombreux dans la région.

«Comme prédateurs, est-ce qu’ils jouent un rôle dans le contrôle de certaines espèces?» se demande également la randonneuse qui a fourni les photos au Reflet.

Selon les données du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), les populations de coyotes demeurent relativement stables à l’échelle de la Montérégie. Aucun signalement n’a été rapporté dernièrement pour le secteur de La Prairie, ajoute-t-on.

En ce qui concerne le rôle du coyote au sein de la faune, celui-ci aide effectivement à contrôler les populations de marmottes et de campagnols, par exemple.

«Cet animal s’adapte facilement aux modifications de son environnement et possède un régime alimentaire varié, explique Éric Jaccard, biologiste au MFFP. Le coyote fait partie de notre faune sauvage, mais il n’est pas rare de le croiser même en milieu urbain.»

 

Hypothèse plausible

Après avoir analysé les clichés de Pascale Tremblay, le biologiste Éric Jaccard a confirmé que les traces laissées dans la neige du parc de conservation du marais «ressemblent à des traces de canidés».

«Le coyote est présent sur l’ensemble du territoire et peut, à l’occasion, prendre pour proie un cerf de Virginie. Toutefois, les images ne nous permettent pas de confirmer que les canidés sont à l’origine de la mort du cerf, a précisé le biologiste. Ceux-ci peuvent également se nourrir sur des restes ou carcasses d’animaux déjà morts.»

Les traces de pattes étaient plus grosses que celles qu’auraient laissées un chien ou un renard, selon la randonneuse.

De son côté, la municipalité de La Prairie indique qu’elle n’a pas été informée de la présence de cette carcasse.

La prédation étant un phénomène naturel, il n’est pas nécessaire de signaler ce genre d’observation, dit le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Or, le ministèrerecommande aux citoyens de contacter SOS braconnage (1 800 463-2191) pour signaler la présence d’animaux sauvages malades, agressifs ou menaçants.

Les citoyens n’ont pas à s’inquiéter

Les cas d’attaques de coyotes sur des humains sont très rares, fait savoir le ministère de la Faune. Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter de leur présence.

«Pour éviter les interactions non souhaitées avec la faune sauvage, nous conseillons aux citoyens de limiter l’accès aux ordures ménagères et au compost, de tenir en laisse les animaux de compagnie et de garder ceux-ci à l’intérieur des habitations, particulièrement la nuit», avise M. Jaccard.

De plus, il est fortement déconseillé de nourrir les animaux sauvages ou de tenter de les approcher, car les animaux devenus trop familiers avec les humains peuvent modifier leurs habitudes comportementales ou développer une dépendance envers eux.

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Pascale Tremblay a fait cette macabre découverte en prenant une marche, le 3 février.