Pas de poules à Sainte-Catherine, maintient la Ville

Pas de poules à Sainte-Catherine, maintient la Ville

Sainte-Catherine persiste et signe. Les poules demeureront interdites sur son territoire.

Crédit photo : Le reflet - Denis Germain

Après discussion avec plusieurs experts, la Ville de Sainte-Catherine maintient son règlement en vigueur et ne tolèrera pas les poules sur son territoire. Éric Lambert a ainsi jusqu’au 16 février pour se départir des trois oiseaux qu’il possède depuis un an et demi.

Après la parution d’un article dans le dernier numéro de décembre du Reflet, M. Lambert avait obtenu un sursis.

Au retour des fêtes, le citoyen s’est entretenu avec la mairesse Jocelyne Bates et la directrice générale Danielle Chevrette.

Selon la prétention de M. Lambert, la mairesse et la DG lui auraient dit lors de cette rencontre que le projet de poulailler urbain serait soumis au vote des citoyens. Il se disait très satisfait de cette réponse et attendait la suite des choses. Or, le citoyen a finalement obtenu une fin de non-recevoir par courrier, le 18 janvier.

«Les paramètres discutés ensemble concernant la possibilité de conserver votre poulailler urbain ont été exposés au conseil municipal lors du caucus du 16 janvier», écrit la DG.

«Bien que les élus municipaux comprennent vos motivations et le sérieux de votre démarche, le règlement régissant l’interdiction de possession de poules à Sainte-Catherine demeurera inchangé», poursuit-elle.

Analyse sérieuse

La directrice des communications de la Ville, Amélie Hudon, confirme que lors de la rencontre entre M. Lambert, la mairesse et la DG, «certains scénarios ont été évoqués, dont celle d’obtenir une forme d’approbation de la majorité de la population.»

Pour se faire une tête, le conseil a d’abord analysé la documentation fournie par le citoyen sur les poules en milieu urbain. Entre-temps, d’autres citoyens auraient émis des avis défavorables au projet en fournissant de la documentation soutenant leur avis.

«Devant ces nouveaux faits, la Ville a poussé son investigation pour trouver des avis d’experts neutres sur la question, soit le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, la Fédération des producteurs d’œufs du Québec et la SPCA», indique Mme Hudon.

«Est-ce que nos élus de Sainte-Catherine ont discuté avec les élus des villes comme Drummondville qui vivent l’expérience des poules urbaines depuis plusieurs mois?» – Éric Lambert, citoyen de Sainte-Catherine

La Ville a ensuite évalué les coûts administratifs reliés à un changement de réglementation (gestion des permis et inspections, des plaintes, des déchets, etc.).

À la lumière des recommandations des experts, les membres du conseil ont choisi de ne pas modifier la réglementation municipale au sujet des poules en milieu urbain.

«Quelles preuves ont-ils (les élus) que les poulaillers urbains nuisent au bien-être collectif des citoyens? Les expériences des villes qui ont approuvé les poulaillers urbains démontrent tout à fait le contraire», réagit M. Lambert, qui compte poursuivre son combat.

  • Mme Joannette

    C’est incroyable, on est rendu presqu’en 2020 et la ville de Ste-Catherine vit avec des mentalités archaïques. À Chambly, les poules sont légales depuis des années. À la Ferme Guyon de Chambly, un super beau centre-jardin, ferme éducative, papillonnerie, situé à Chambly, au coin de l’autoroute 35 et de l’autoroute 10, on peut se procurer des poulaillers, des abreuvoirs, des mangeoires et des poules. Les citoyens du Plateau Mont-Royal, Ile des Sœurs, et du grand Montréal de même que Laval, et les villes de la rive-nord de Montréal se rendent à ce centre pour acheter des poules. La nouvelle tendance de la réduction des déchets passe justement par le fait que chaque citoyen puisse devenir autonome sans rien acheter jusqu’au jour où chacun de nous serons rendus au déchet zéro. Sur plusieurs sujets, les villes de la MRC Roussillon ont des idées archaïques et une haine envers les animaux, par manque d’éducation et de connaissances. Le maire de La Prairie, lors du dernier budget semblait agacé par les montants à payer pour la police du Roussillon, montant qui augmente sans cesse. Peut-être qu’il est temps qu’on enlève le mandat aux policiers d’aller voir des citoyens pour des poules, des écureuils, des chiens, des chats, et quoi encore, bientôt ils vont se déplacer pour des oiseaux dans les arbres ou trop de moustiques. Les policiers ne veulent pas s’occuper des animaux, ce n’est pas leur travail de se déplacer pour des animaux, c’est vraiment incroyable. D’ailleurs, les grands corps de police comme celui de la ville de Montréal et la Sûreté du Québec ne vont jamais se déplacer pour des poules, des chats, des lapins, des oiseaux et quoi encore. Il serait grandement temps que tout cela cesse, les coûts de la police du Roussillon diminueraient. Les maires et mairesses des villes du Roussillon doivent arrêter d’imposer aux dirigeants de la police du Roussillon de se rendre chez les citoyens qui ont des poules car il y en a dans toutes les villes du Roussillon, même ici à La Prairie. Les poules ne font aucun bruit pour les voisins, ni aucune odeur, tout ceux qui disent le contraire véhiculent des préjugés et ne connaissent pas ce sujet. Je suggère à M. Lambert, d’ouvrir un parti politique et de s’organiser pour se présenter aux prochaines élections municipales, il faut faire du gros ménage, il est temps que ça change, du changement pour le futur est essentiel voire nécessaire pour une société évoluée comme dans bien d’autres pays. Bonne chance.

    • Lacasse

      Je voterais pour vous.
      Effectivement le budget de la Régie Intermunicipale de Police Roussillon, selon ville Ste-Catherine, a augmenté de 4,843,275$ soit plus de 23% par rapport à 2017.

      • Christian

        Comment expliquer une telle hausse? Quand en plus on sait que la police c’est déjà le premier poste de dépense dans le Roussillon (20% environ)…

        • Lacasse

          Christian, j’avoue que j’ai commis une erreur. J’ai comparé maladroitement le budget total du service de police à la quote-part des villes.
          Je suis désolé.

    • Éric Lambert

      Merci Mme Joannette, nous sommes exactement sur la même longueur d’ondes. Une poule peut à elle seule consommer 7 livres de déchets de table par mois. J’ai mis ma poubelle au chemin 2 fois depuis octobre. Je paye pourtant les mêmes taxes municipales que tout le monde… Combien la ville économiserait si on étais 500 familles à faire la même chose? Si nos élus prenaient le temps de consulter les vrais experts et faire des calculs en prenant toute les données au lieu de se fier à de fausses croyances et à la peur du changement; ils réaliseraient l’immense potentiel des poulaillers urbains qui ferait rayonner Ste-Catherine comme ville écho-responsable comme nos voisins de Candiac sont en train de faire.

  • agronome

    C’est une question de salubrité publique. Salmonelle, grippe aviaire, influenza et bien d’autres. Plus il y a de proximité avec l’humain plus il y a des soucis à se faire. On en permet à un citoyen c’est 10 puis 100… ça arrête où? Quand arrive une épidémie virale ou de rats ou que les égouts débordent?? Ça n’a aucun bon sens.

  • Éric Lambert

    Madame ou monsieur Agronome, pouvez-vous svp me trouver le dernier cas de grippe aviaire en Amérique? Je ne veux pas vous manquer de respect mais avant de publier des commentaires sur un site journalistique, il est préférable de faire ses devoirs.

  • Éric Lambert

    Et pour les épidémies virales, ce sont des genres d’événements qui arrivent lorsque vous mettez trop d’individus dans une milieu restreint. Alors je vous laisse réfléchir, est-ce que 3 poules dans un poulailler urbain sont plus risqués que dans de méga-fermes avec leurs milliers de poules de la même race qui vivent toute leur vie dans quelques pouces carrés?

    SVP, prenez le temps de parcourir ce site et ensuite, ça me fera un grand plaisir d’avoir des échanges constructifs avec vous.

    https://www.poulesenville.com/fr/accueil/

  • Mme Joannette

    M. l’agronome sans nom, vous devez être un homme âgé de plus de 45 ans voire 55 ans, j’imagine. Je suis biologiste, et des poules à l’extérieur avec de l’eau fraîche, de la bonne nourriture non contaminée de virus et bactéries, et non fabriquée dans les usines industrielles en Chine avec des éléments contaminés, resteront en pleine santé. À Chambly, depuis des années, il n’y a aucun problème. D’ailleurs, vous devez savoir que la production de porcs à l’extérieur, de même que la production de bovins à l’extérieur leur assure d’une meilleure santé que LA GROSSE PRODUCTION COMMERCIALE OÙ LES ANIMAUX SONT ENTASSÉS, voire empilés, super stressés, contaminés de maladies, à tel point qu’il faut leur donner des antibiotiques, vermifuges, médicaments, hormones, ce qui nous rends malade nous les humains et quand on ne réussis pas à tout contrôler, on abat les animaux pour les brûler, etc . Il faut revenir à la base de l’agriculture, dehors, à très petite échelle, et les virus et les bactéries n’apparaissent pas de façon spontanée, il faut une source de contaminant, comme tout ce qui provient de l’Asie, comme l’agrile du frêne qui tue nos arbres, les coccinelles asiatiques et le maudit frelon asiatique qui tue les abeilles, et la grippe aviaire est très présente en Chine, un jour peut-être nous devrons fermer nos frontières pour se protéger. Je vous invite à suivre des cours de microbiologie, génétique et épidémiologie et arrêtez de vivre dans une mentalité de paranoïa. Les être humains sont bien plus menacés d’attraper la grippe et la gastro en touchant leur guichet automatique ou leur panier d’épicerie qu’en ayant 2-3 poules dans leur cours arrière qui mangent de l’excellente nourriture non contaminée, c’est quasiment de la production d’œufs en vase clos. De plus, pour vos histoires de rats, et bien les colonies de chats errants stérilisés et vaccinés s’occupent très bien des mulots et des rats, c’est ça un écosystème fonctionnel et un système de réduction de déchets vraiment incroyable. Quand on voit que nos sociétés ne savent plus quoi faire de notre recyclage, il devient vraiment urgent de viser la réduction de déchets à la source et d’en arriver au déchets zéro pour chacun de nous.

  • Barbara Joannette

    M. Lambert, il faut que vous vous organisiez pour partir un parti politique pour les élections dans 4 ans, à Sainte-Catherine, si vous voulez, on pourrait se rencontrer, je vous laisse mon courriel : equipebarbarajoannette@gmail.com
    Merci
    Barbara