Des élèves s’initient au travail de député

Des élèves s’initient au travail de député

Une centaine d'élèves de 6e année ont participé au 19e Parlement écolier à Québec

Quatre élèves de l’école Piché-Dufrost à Saint-Constant ont échangé leur banc d’école pour celui des députés à l’Assemblée nationale, vendredi.

Meg-Anne Lelièvre, Sandrine Campagna, Mélody Labrecque et Alexia Pilon se sont jointes à une centaine de jeunes de 6e année pour participer à la 19e législature du Parlement écolier, soit une simulation parlementaire leur permettant d’être députée d’un jour.

«C’est cool!», ont-elle admis après le dîner lors d’un entretien téléphonique avec le Journal.

Sur l’heure du lunch, elles avaient eu la chance de rencontrer le premier ministre Philippe Couillard de même que le ministre de l’Éducation, François Blais.

Initiation

En compagnie du vice-président de l’Assemblée nationale, François Ouimet, qui a présidé les travaux de cette chambre scolaire tenue à l’hôtel du Parlement, les députées ont été assermentées, puis initiées aux différentes étapes de l’élaboration des lois, telles l’étude en commission parlementaire et le vote. Au terme de leurs travaux, les projets de loi adoptés ont été déposés à l’Assemblée nationale.

Les élèves ont ainsi débattu de trois projets de lois écrits qui avaient été retenus parmi ceux qu’ils avaient proposés. Les jeunes Constantines ont donc dû se positionner sur l’enseignement de l’art dramatique au primaire, sur la sensibilisation à l’épargne et au crédit ainsi que sur l’utilisation de la tablette numérique dans les écoles. Alors que les deux premiers ont été adoptés, le troisième a été rejeté.

Cette simulation parlementaire s’inscrit dans la mission éducative de l’Assemblée nationale pour sensibiliser les jeunes aux rouages de la démocratie parlementaire.

Pour les parlemantaires, l’occasion est belle de «prendre le pouls des jeunes, de voir ce qui les anime et les intéresse vraiment», a pour sa part confié M. Ouimet.    

Projets de loi soumis

Les élèves de l’école Piché-Dufrost avaient soumis au Parlement écolier deux projets de loi. Ceux-ci n’ont cependant pas été retenus pour le Parlement écolier.

Le premier concernait une loi sur l’aménagement d’une cafétéria en milieu scolaire pour que l’accès à la nourriture soit facilité pour tous les élèves.

L’autre projet de loi portait sur les outils kinésiologiques afin d’aider les élèves qui éprouvent des difficultés à relaxer et à se concentrer lors des examens.

«On proposait qu’ils puissent prendre des balles de stress, s’asseoir sur des coussins ou mettre sur eux des animaux lourds, remplis de billes, pour qu’ils soient moins portés à bouger», a détaillé Alexia Pilon.