Des Jeux du Québec à l’Impact de Montréal

Des Jeux du Québec à l’Impact de Montréal

Maxime Crépeau

Crédit photo : Gracieuseté

SPORT. Plusieurs joueurs ou ex-membres de l’Impact de Montréal ont participé aux Jeux du Québec. L’envie de se faire remarquer, la pression d’une première compétition, les joies entre amis: ils racontent cette expérience inoubliable.

«Ces Jeux, ce fut un premier déclic pour ma carrière», raconte Maxime Crépeau, gardien remplaçant de l’Impact de Montréal, qui a remporté l’édition de 2007 à Sept-Îles avec la Rive-Sud.

Le joueur de 22 ans n’est pas le seul membre de l’Impact à avoir brillé lors de ces Jeux. Au cours de cette même compétition, le milieu de terrain Jérémy Gagnon-Laparé portait les couleurs de l’Estrie.

«Comparativement à ce que je connaissais durant la saison, le niveau était bien plus élevé. Il y avait de l’enjeu, de la tension, beaucoup de qualités. Il a fallu s’adapter et augmenter son niveau de jeu à chaque fois. J’ai beaucoup appris et ce fut un vrai pont pour la suite», explique celui qui intégrera ensuite l’Académie de la formation professionnelle quelques années plus tard.

Des recruteurs présents
«Il y avait des recruteurs qui nous regardaient, mais on tentait de s’enlever cette pression, se souvient Maxime Crépeau. J’avais dit aux copains: "Des gens sont là, mais si on joue tous ensemble, on sortira tous du lot".»

Formé lui aussi à Montréal, Maxim Tissot, 3e aux Jeux de 2005 à Amos, évoque «un bon tremplin pour se faire voir». «Pour tous ceux qui ne venaient pas de Montréal, c’était une chance énorme d’être vu. Pour moi, ce fut un moment clef, une des premières étapes de ma carrière», se rappelle l’ex-élève de l’école secondaire de l’Île à Gatineau.

Dix ans plus tôt, ce «stress» avait également marqué Olivier Brett, ancien joueur de l’Attak de Trois-Rivières, l’équipe réserve de l’Impact à l’époque.

«J’avais 12 ans et c’était la première fois où j’étais mis dans le bain avec des joueurs que je ne connaissais pas», décrit le futur analyste de soccer en évoquant cette édition de 1995 à Sherbrooke.

«C’était un nouveau monde que tu découvrais d’un coup. C’était un éveil pour certains d’entre nous. J’ai pris conscience des progrès à faire pour rivaliser avec des joueurs qui étaient une grosse coche au-dessus.»

Premiers jeux de cartes
Alors que Jérémy Gagnon-Laparé se rappelle «des combats de chanson dans la cafeteria entre les différentes équipes», Maxim Tissot évoque avec le sourire «les nuits dans des sacs de couchage, façon premier arrivé, premier servi pour trouver sa place.»

«C’était aussi le temps des premiers jeux de cartes, poursuit Maxime Crépeau. On s’entraînait, on dormait, on mangeait et on respirait ensemble. C’était une première expérience du haut niveau et l’esprit d’équipe se forme autour de tous ces moments.»

«Vraiment, ces Jeux du Québec m’ont fait grandir, indique Jérémy Gagnon-Laparé, qui évolue régulièrement avec le FC Montréal, l’actuelle équipe réserve, en USL. J’ai appris à être plus autonome, à me débrouiller sans mes parents, à voler de mes propres ailes pour faire le sport que j’aime.»

Cette 51e finale des Jeux du Québec se termine lundi 25 juillet. Les finales de soccer se dérouleront jeudi 21 juillet au complexe sportif Claude-Robillard.