Classic Auctions récupère 5 000 $ d’un client qui la poursuivait

Jugement de la Cour supérieure

Joëlle Bergeron joelle.bergeron@tc.tc
Publié le 5 novembre 2015

Marc Juteau, président et fondateur de Classic Auctions, une firme d’encan d’articles sportifs.

©TC Media - Archives

Michael Lewandowski a été condamné par la Cour supérieure à payer 5 000$ à Marc Juteau, propriétaire de la firme d’encan d’articles sportifs Classic Auctions à Delson, pour défrayer les frais d’authentification de divers items frauduleux.

Un chandail autographié et porté par Wayne Gretzky alors qu’il évoluait avec les Oilers d’Edmonton, un chandail porté par Gilbert Perreault des Sabres de Buffalo, deux hockeys utilisés par Gordie Howe et Ken Dryden alors qu’ils en étaient à leur première année recrue et un hockey de 1910 étaient en cause.

Lorsqu’ils se sont rencontrés en 2011, MM. Lewandowski et Juteau avaient convenu que les articles seraient vendus à un encan. Or, au fil de ses recherches, M. Juteau a découvert que les items n’étaient pas authentiques.

«On procède toujours de façon extrêmement rigoureuse, atteste M. Juteau. On parle avec des experts, on analyse des photos d’époque, etc., avant de mettre des choses à l’encan. S’il avait été authentique, le chandail de Wayne Gretzky aurait facilement pu se vendre 100 000$, alors on procède sérieusement.»

M. Lewandowsi, un Américain possédant une boutique sportive, poursuivait le propriétaire de Delson pour non-respect d’une entente, puisque les items ne se sont jamais rendus à l’encan. C’est finalement lui qui a dû payer 5 000$ pour couvrir les dépenses de M. Juteau. Les articles ont été rendus à son propriétaire, mais M. Juteau ne sait pas ce qu’il en adviendra.

En 2012, Le Reflet avait publié un article faisant état de la poursuite. Comme l’affaire a été réglée en avril et que M. Juteau a été blanchi, celui-ci a contacté le Journal pour faire connaître la conclusion de l’histoire.

«L’article disait que j’étais poursuivi par un client, rappelle-t-il. Maintenant que j’ai gagné, je veux aussi qu’on le dise.»