Guillaume Latendresse se confie sur ses commotions cérébrales

Guillaume Latendresse se confie sur ses commotions cérébrales

Guillaume Latendresse continue de subir les conséquences de ses commotions cérébrales.

Moment de radio touchant ce matin alors que l’entraîneur des Riverains du Collège Charles-Lemoyne et ex-joueur des Canadiens de Montréal, Guillaume Latendresse, a raconté les conséquences dramatiques de ses six commotions cérébrales entre 2010 et 2013. Celles-ci l’ont obligé à mettre fin prématurément à sa carrière dans la Ligue nationale de hockey (LNH) à l’âge de 26 ans.

Sur les ondes du 98,5 FM, le résident de Sainte-Catherine a expliqué à l’animateur Paul Arcand et au journaliste sportif Alain Crête les effets qu’il doit encore endurer et les changements que ceux-ci ont eus sur sa personnalité.

«Je ne suis pas correct encore aujourd’hui, j’ai des séquelles. Je vis de l’anxiété, des maux de tête, du stress, de la fatigue. Il y a deux, trois jours, je me suis cogné la tête en mettant ma fille dans mon véhicule (…). Depuis, j’ai des maux de tête, j’ai mal aux yeux, j’ai le goût de vomir, juste parce que je me suis un peu cogné la tête», a-t-il déclaré.

«Il y a des hauts et des bas, des moments où tu es plus fragile. Quand j’arrête trop sec en véhicule, j’ai des maux de tête. (…) J’ai pris pendant un an de temps des antidépresseurs. Une partie de ma personnalité a changé. Je deviens fâché plus rapidement, je suis moins patient», a poursuivi le hockeyeur.  

Celui qui a porté les couleurs du Canadien de Montréal, du Wild du Minnesota et des Sénateurs d’Ottawa a aussi avoué avoir déjà perdu la mémoire durant ses interventions en direct à la télé à RDS, après s’être cogné en jouant à des jeux vidéo avec son fils.

«Si la personne à côté de moi parlait trop longtemps, j’oubliais ce que j’allais dire. Ça ne fait aucun sens!», a-t-il avoué.

 

Mettre des limites

Guillaume Latendresse a indiqué que c’était aux joueurs de la LNH de se mettre des limites quand ils sont victimes de commotions cérébrales. Limites qui peuvent se traduire par un temps de congé plus long ou encore la retraite.

«Après ma deuxième commotion cérébrale, je me suis dit que c’était fini (qu’il y en aurait pas une 3e). Deux mois plus tard, je me suis fait surprendre. Et tu en as six en trois ans. Je peux te dire que les dommages sont assez élevés», a-t-il souligné.

Il a rappelé son état lors d’une partie alors qu’il était avec les Sénateurs d’Ottawa et où il a refusé de jeter les gants.

«J’ai appelé ma blonde entre les périodes parce que j’avais mal à la tête. Je pleurais, j’avais de la misère à jouer. J’en étais plus capable de m’endurer(…). Je me disais si je me faisais frapper et que je tombe en plein centre et que je deviens légume, qu’est-ce qui va se passer? J’ai deux enfants», a-t-il poursuivi.

Selon Latendresse, des joueurs comme Sydney Crosby, qui en est à sa troisième commotion cérébrale depuis 2011, devraient se fixer des limites pour éviter de garder des séquelles.

«Mais c’est difficile quand tu es  »dedans », a-t-il nuancé. Tu reviens toujours à au moins un minimum, tu te sens un peu mieux, puis tu penses que tu peux y aller, que tu peux obtenir un autre contrat. Tu veux jouer!», a-t-il mentionné.

Joint par Le Reflet afin d’en savoir plus, Guillaume Latendresse a indiqué qu’il ne pouvait commenter davantage en raison d’un «projet» auquel il participe.