Le futur du golf crée encore des vagues

Le futur du golf crée encore des vagues

L’avenir du golf préoccupe les citoyens. Lors des deux dernières assemblées de conseil

Les citoyens résidant aux abords du golf ne lâchent pas le morceau. Ils se sont déplacés en grand nombre à l’assemblée du conseil hier soir pour bombarder les élus de questions.

LA PRAIRIE- Qui sur le conseil a voté en faveur du règlement 170? Qui a demandé à ce que les limites de l’aire TOD soient repoussées pour englober le golf dans son entièreté? Pourquoi est-ce que le conseil ne se bat pas pour faire changer la règlementation? Toutes ces questions ont été posées à maintes reprises par des résidents qui ont l’impression que leurs élus ont baissé les bras.

«Réveillez-vous! a lancé un citoyen. Ou bien vous vous relevez les manches et vous vous battez avec nous, ou bien on vous débarque de là aux prochaines élections.»

Se défendant d’avoir abdiqué, le maire s’est engagé à tenir une consultation publique à l’automne, au moment d’entamer le processus de concordance des règlements d’urbanisme de la Ville avec celui de la MRC de Roussillon.

«On ne fait pas ça de gaieté de cœur, a affirmé le premier magistrat. On a toujours dit que le golf de La Prairie était un fleuron, mais on doit se conformer aux exigences du PMAD (Plan métropolitain d’aménagement et de développement). On a même repoussé l’échéance de la concordance pour se laisser du temps.»

M. Serres a également rappelé que la Ville cherche un consultant en urbanisme familier avec l’aire TOD pour planifier le projet qui doit se développer sur le terrain de golf vendu à un groupe d’investisseurs.

«M. Martin aurait pu garder le golf toute sa vie ou le vendre à quelqu’un qui veut le conserver, mais ce n’est pas ça et on doit négocier avec cette transaction», a-t-il dit.

Rien n’est signé

Contrairement aux autres municipalités où devront s’implanter les 155 aires TOD, La Prairie est la seule à avoir un golf à proximité de cette zone de développement et le conseil «veut se faire une tête».

«Avez-vous rencontré les nouveaux propriétaires et si oui, vous ont-ils montré des plans?» a questionné Barbara Joannette.

«Tout ce qui nous a été proposé jusqu’à maintenant a été rejeté. Rien n’est signé», a fait savoir le maire.

Pas au courant

La MRC de Roussillon a tenu trois assemblées publiques avant d’adopter un règlement respectant le PMAD voté par la Communauté métropolitaine de Montréal. Au total, 178 citoyens y ont assisté, dont 32 à La Prairie, 24 à Saint-Constant et 122 à Châteauguay.

Des citoyens de La Prairie déplorent de ne pas avoir été mis au courant.

«On sait que ça passe dans les journaux par avis publics, mais souvent, ces annonces-là sont tellement arides à lire et truffées d’acronymes qu’on ne comprend pas, qu’on ne se sent pas concernés», a reproché Joël Poirier.