Les Candiacois, les 19es plus taxés au Québec

Au moment où les citoyens du Québec sont en plein blitz pour acheminer leurs déclarations d’impôts, une enquête de TC Mediarévèle que les contribuables de Candiac sont les 19es les plus taxés des 1086 villes de la province.

En raison des taxes prélevées par les Villes et les commissions scolaires, de même que la valeur de leur maison, les Québécois n’ont pas tous le même poids sur le dos.

À partir des données de Statistique Canada sur les revenus moyens et la valeur moyenne des propriétés par municipalité, nous avons dressé le palmarès des contribuables les plus sollicités, puis déterminé ce que verse au total en impôts, taxes municipales et taxe scolaire le travailleur moyen propriétaire d’une maison moyenne de chaque localité.

En pourcentage du revenu, le contribuable moyen verse aux divers paliers de gouvernement entre 9% et 41%, révèle notre analyse. À Candiac, ce taux s’établit à un peu plus de 30%.

L’enquête démontre que les résidents de Westmount sont les plus taxés, alors qu’ils versent en moyenne 44 348$. D’ailleurs, les huit premières municipalités du palmarès se situent toutes sur l’île de Montréal, ce qui s’explique notamment par la valeur particulièrement élevée des propriétés.

Les Candiacois payent pour leur part 17 377$, soit la somme la plus élevée pour la région. En Montérégie, Candiac arrive au 3e rang des contribuables les plus sollicités après Hudson et Saint-Lambert.

À l’opposé, les contribuables moyens de Saint-Just-de-Bretenières dans Chaudière-Appalaches paient le moins. Ils versent en moyenne 2401$ aux différents tentacules de l’État.

L’effort financier de la Ville n’est cependant pas la cause du fardeau financier des Candiacois, puisque le taux global de taxation uniformisé n’est pas très élevé, se situant à 0,82$ par tranche d’évaluation. En comparaison celui des 20 municipalités les plus exigeantes se situe entre 5,56$ à Murdochville, en Gaspésie, et 2,30$ à Saint-Augustin au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les citoyens de Saint-Louis-de-Gonzague (0,11$), Saint-Gabriel-de-Valcartier (0,35$) et Stanstead (0,37$) sont les moins sollicités.

L’impact des taxes à la consommation

«Il s’agit d’un exercice intéressant», a commenté Isabelle Sévigny directrice principale recherche fiscale et fiscalité chez Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), ajoutant que ce palmarès permet aux contribuables et aux familles à la recherche d’une région où s’établir de les comparer entre elles.

De son côté, le titulaire de la chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke, Gilles Larin, la voit comme «un premier pas vers un exercice beaucoup plus long».

Selon lui, il faudrait ensuite vérifier comment ces gens dépensent l’argent qu’il leur reste. «Sont-ils plus séraphins que dépensiers?», questionne-t-il. Cette nouvelle donnée permettrait d’ajouter au fardeau les taxes perçues à la consommation, soit la TPS et la TVQ.

Il faut aussi «tenir compte de ce qui se cache derrière le chiffrier», croit le chercheur. Gilles Larin souligne que «certaines municipalités ont choisi délibérément de mettre plus d’argent dans les loisirs parce qu’il y a plus de jeunes enfants et de familles».

La valeur des maisons ne dit pas tout non plus puisque pour le même prix la notion de «maison moyenne» diffère largement d’une région à l’autre.

Une observation que partage Isabelle Sévigny de RCGT. «Pour la même valeur, une maison de 300 000$ n’est pas la même à Montréal qu’à Sherbrooke ou à Matane», observe-t-elle.

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