Les Jeux du Québec, une histoire de famille pour les sœurs Désilets

Les Jeux du Québec, une histoire de famille pour les sœurs Désilets

Charlotte

Quand les joueuses de l’équipe féminine de balle-molle de la Rive-Sud s’élanceront sur le terrain du parc Jarry vendredi, le tiers de la formation aura les mêmes cheveux bouclés bruns aux reflets roux. Les sœurs Désilets, de La Prairie, vivront leur première Finale des Jeux du Québec en famille, alors que leur père sera entraîneur-adjoint de l’équipe.

Depuis plus de huit ans, l’aînée Natacha ainsi que ses sœurs jumelles Charlotte et Sabrina forment un trio énergique qui enchaîne les sports au fil des saisons. Softball, baseball, hockey, volleyball, cross-country, flag football; le sport les occupe presque 365 jours par année.

«Le garage est rempli d’équipements!» s’exclame Natacha, 16 ans.

Les trois sœurs ont attrapé leur première balle de baseball vers l’âge de 6 ans.  

«J’aime le jeu parce que c’est polyvalent, poursuit l’aînée. Frapper, attraper et lancer, c’est tellement différent. Pourtant, ça se retrouve dans le même jeu. C’est beaucoup d’adrénaline parce que tu dois savoir exactement quoi faire même si tu attends. Le jeu se passe en deux secondes et c’est fini.»

«C’est 90% réfléchir et 10% agir. Il faut toujours être prête et savoir quoi faire», ajoute Charlotte, 14 ans.

Période d’adaptation

Il y a trois ans, Natacha a pris part aux Championnats provinciaux de baseball féminin. Elle y est revenue avec le souhait de vouloir former une équipe féminine dans la région.

«J’ai vraiment aimé l’expérience. J’ai vu que ce n’était pas la même ambiance avec les gars ici. Ça ne me tentait plus de jouer avec eux», raconte-t-elle.

Les trois sœurs ont alors réuni suffisamment de joueuses pour former une équipe de baseball féminine et affronter les formations masculines. L’aventure a duré deux ans, puisque l’équipe ne comptait pas assez de membres cette année. Les sœurs se sont ensuite tournées vers la balle-molle de type fastpitch (lancer en moulinet). En quelques mois, elles ont dû s’adapter à cette nouvelle discipline qui ressemble et diffère à la fois du baseball.  

«Nous n’étions pas certaines de vouloir jouer au softball, admet Sabrina, qui a participé à un camp d’entraînement de balle-molle en Floride. Les règles ne sont pas les mêmes et la balle est plus grosse.»

«Au début de l’année, nous étions incapables de frapper la balle, ajoute Natacha, qui est au poste de 3e but. Pas parce que nous sommes mauvaises au bâton, mais parce qu’elle arrive différemment. Au softball, la balle monte, alors qu’au baseball, elle baisse. Tu penses qu’elle arrive rapidement, mais elle est encore loin.»

L’avantage d’être trois

Avoir trois sœurs aussi proches au sein de la même équipe est un atout, d’après elles.

«Ensembles, toutes les trois, nous sommes puissantes et unies. Quand il y a un message à passer dans l’équipe, nous sommes capables de convaincre les gens parce que nous sommes trois à le dire», affirme Charlotte qui est au poste de voltigeur avec sa jumelle.

«Tous nos jeux fonctionnent super bien quand on se donne toutes les trois. On se complète bien et on communique bien», mentionne Sabrina.  

Leur père, Georges, est passé de l’estrade des parents au banc des entraîneurs.

«C’est ma fierté. Je ne peux pas être juste assis à les regarder. Tant qu’à aller aux matchs, j’ai décidé de m’impliquer», explique-t-il.

Les trois adolescentes ont toutefois dû s’ajuster à l’implication de leur père afin d’éviter les contacts trop personnels lors des matchs.