L'astrologie chinoise


Publié le 22 février 2017

Un golden retreiver assis parmi des fleurs.

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Voici le billet du 22 février 2017 d'Hélène Gingras.

Quel signe êtes-vous dans l'horoscope chinois?

Je suis un chien, il paraît. Remarquez que je n'ai jamais vraiment accordé d'importance à ça. L'horoscope chinois m'amuse, comme l'horoscope tout court.

J'aime bien, de temps en temps, lire haut et fort quelques signes dans le journal quand je suis attablée avec des gens. J’aime surtout relever ce qui cloche. Rire quand ça concorde. Surtout déformer les prévisions...

Il y a quelques années, je me souviens vous avoir demandé à quel animal vous ressembliez le plus. Vous vous identifiez le plus. Sans être capable de répondre moi-même. Je m'étais davantage associée à autre chose.

N'empêche, que plus le temps passe, plus je pense que j'ai quelques caractéristiques du chien. Que mon signe chinois n'est pas si éloigné de moi.

J'ai le nez aiguisé comme dix personnes. Je peux sentir à des mètres à la ronde si quelqu'un a changé de parfum ou d’après-rasage. Je remarque souvent l'odeur des vêtements frais lavés ou passés dans la sécheuse. Je me retiens souvent de complimenter. De dire que ça sent bon. De peur d'avoir l'air d'une freak.

Je dois faire attention pour ne pas que ça me joue des tours. Parce qu'autant les bonnes odeurs me transportent, les mauvaises me ramènent immédiatement les deux pieds sur terre. Tant elles me montent rapidement au nez. Une mauvaise haleine. Un fond de tête sale. L'odeur de la poubelle. Je deviens vite incommodée. Indisposée.

Comme le chien, je suis quelqu’un de fidèle, de loyal. En amitié. Et en amour.

Certains amis ont le naturel du chien; prêts aux caresses, prêts aux coups. -Robert Sabatier dans «Le livre de la déraison souriante»

Comme le chien aussi, j’ai besoin de courir. De prendre l’air. Ça m’a frappé comme une tonne de briques, la semaine passée. Après que j’aie patiné quelques soirs d'affilée sur un anneau extérieur.

Chaque fois, je me remettais d'y aller mollo. Sans en être capable. J'avais besoin de dépenser mon énergie pendant quelques tours. Pour me calmer ensuite. Et prendre un rythme plus modéré.

Exactement comme Chopin ou Moka, des chiens que j'ai connu, aujourd'hui décédés. Chopin avait constamment besoin de mener. Je devais le brûler pendant les premiers kilomètres pour qu'il marche ensuite plus calmement. Idem quand je fais de la raquette, du vélo ou du patin à roues alignées avec quelqu'un. Je suis toujours devant. Sans le vouloir. C’est d’instinct.

Je l’admets, j’ai du chien!