Ouragan Irma: des familles de la région inquiètes

Ouragan Irma: des familles de la région inquiètes

L'hôtel d'Amélie Dessureault à Cayo Coco a été placardé en raison de l'ouragan Irma.

Depuis qu’elle est revenue au Québec, Ariane Dessureault vit des moments d’angoisse. Son conjoint, Gino Pascone, est toujours à Cuba, lui qui doit attendre un vol de la compagnie Sunwing pour fuir l’ouragan Irma. La Sainte-Catherinoise déplore la façon dont la compagnie aérienne a géré la situation.  

Le couple était en voyage à Cayo Coco avec leur bébé de neuf mois depuis le samedi 2 septembre. Ils ont appris mardi que la puissante tempête se dirigeait vers eux.

«Un représentant de Sunwing nous a dit qu’ils étaient préparés pour faire face à ce genre de situation et qu’ils allaient envoyer des avions, raconte Mme Dessureault.

On nous a dit de revenir le mercredi matin et qu’ils allaient nous donner plus d’information, poursuit-elle. Nous avons finalement été dans le néant toute la journée. Ç’a été des montagnes russes d’émotions. On voyait les autres compagnies aériennes informer leurs passagers, alors que Sunwing ne faisait rien.»

À 23h, le transporteur aérien leur a proposé de les amener en autocar à Varadero. Toutefois, il ne pouvait pas leur garantir qu’un vol de retour serait disponible rapidement à cet endroit.  

Accompagné d’amis, le couple a décidé que la mère et son bébé retourneraient au pays sur un vol d’Air Canada avec la conjointe de l’autre couple, tandis que les deux maris resteraient à Varadero pour prendre un vol plus tard. L’opération leur a coûté 1600$. Depuis, les deux femmes sont dans l’attente.

«Leur avion doit décoller normalement à 20h55 vendredi soir, mais tant qu’ils ne seront pas dans l’avion, je n’y croirai pas, affirme Mme Dessureault, qui est rentrée jeudi. C’est une situation très inquiétante. J’ai juste hâte qu’ils arrivent.»

Barricadés dans leur chambre

De son côté, Claudia Lavigueur et son conjoint étaient à Punta Cana lorsque l’ouragan Irma a balayé les côtes de la République Dominicaine jeudi. Sans nouvelle de leur compagnie aérienne Sunwing, le couple de La Prairie s’est barricadé dans sa chambre d’hôtel.

«Nous avons fait des provisions d’eau et de nourriture. Nous avons placé les coussins du divan dans la salle de bain, prêts à toute éventualité», raconte-t-elle.  

Comme Mme Dessureault et plusieurs autres voyageurs du transporteur Sunwing, Mme Lavigueur dénonce le manque d’information.

«Nous avons vécu beaucoup de stress, admet-elle. La compagnie n’a pas jugé nécessaire de nous rapatrier comme tous les autres. Notre agente de voyages a tout tenté pour nous faire venir avant l’arrivée d’Irma, mais elle n’avait pas de réponse de Sunwing et plus de places sur les avions d’Air Transat.»

Un représentant de la compagnie leur a finalement suggéré de profiter de la journée, «comme si de rien n’était», et de se confiner dans leur chambre à partir de 22h.

L’ouragan n’a pas fait trop de dégâts dans cette partie du pays.

«Nous avons eu beaucoup de pluie et de vent. Les vagues de la mer ne nous ont pas atteints, explique-t-elle. Il semble y avoir peu de dégâts. Des branches brisées, mais rien de majeur. Par contre, la plage est fermée, donc je n’ai pas pu constater les dégâts sur la plage.»

Une voyageuse satisfaite

Alors que les deux femmes déplorent la gestion de la situation, Chantal Thibault salue le travail d’Air Cubana et de l’hôtel Playa Cayo Santa Maria à Cuba.

«Nous avons pris connaissance de l’ouragan mercredi et avons été très bien pris en charge, souligne la Laprairienne. Les employés nous ont assuré que tout allait bien se passer. Nous n’avons jamais senti la panique à l’hôtel.»

Mme Thibault est revenue à Montréal cette nuit vers 2h30.

Propriétaire d’une maison

L’ouragan Irma devrait toucher terre en Floride samedi. Chantal Bondu est propriétaire depuis mars d’une maison mobile à Hallandale, près de Miami.

«C’est stressant. Nous sommes en attente depuis le début de la semaine, mentionne la Sainte-Catherinoise. J’ai des contacts là-bas qui vont peut-être retourner voir l’ampleur des dégâts s’ils sont capables de se rendre.»