Se tricoter des liens d’amitié

Se tricoter des liens d’amitié

Sylvie confectionne des chaussettes pour son petit-fils.

Crédit photo : Le Reflet - Joëlle Bergeron

Une fois par mois, les adeptes de tricot se rencontrent à la bibliothèque de Candiac pour socialiser et s’entraider sur leur projet respectif. 

Au moment où Le Reflet s’est joint au groupe, sept femmes âgées entre 44 et 71 ans faisaient aller leurs aiguilles tout en discutant de la vie.

Brynja s’affairait sur la manche d’un gros pull, tandis que Sylvie confectionnait des chaussettes colorées pour son petit-fils de 4 ans et que Ginette crochetait des lavettes.

Unies par la passion du tricot, les femmes s’entendent pour dire que l’activité est un passe-temps qui aide à réduire le stress et qui détend.

«C’est bon pour le mental et pour la mémoire parce qu’il faut compter les mailles, a expliqué Denise, 67 ans. Ça relaxe aussi parce qu’on ne pense à rien d’autre en même temps.»

Partage de connaissances

Sans être un atelier d’initiation, l’activité tricot-biblio permet aux participantes de s’entraider si elles éprouvent des difficultés.

De plus, étant donné qu’il existe différentes techniques, les participantes en apprennent encore, même si elles manient les aiguilles depuis longtemps.

Intriguée par la façon de faire de Brynja qui utilisait cinq aiguilles, la journaliste a  appris qu’elle pratique la méthode scandinave.

Originaire du Guatémala et résidente de Candiac depuis 8 ans, Ingrid, 44 ans, fréquentait le cercle pour la première fois. Non pas pour améliorer son crochet, mais son français.

«Comme je n’ai pas de famille ici, c’est une façon pour moi de sociabiliser, a-t-elle indiqué entre deux mailles de son habit pour chien. C’est la Maison internationale de la Rive-Sud à Brossard qui m’a suggérée de venir.»

L’apprentissage

Originaire d’Islande, Brynja dit avoir appris le tricot à l’école, à l’âge de 9 ans. Idem pour Ingrid qui explique que cette pratique fait partie de sa culture.

«Moi, ce sont les bonnes sœurs qui me l’ont appris et je l’ai à mon tour montré à ma fille et ma petite-fille, raconte Françoise, 71 ans. Je trouve que c’est bien de savoir tricoter ou coudre parce que ça permet de se débrouiller pour recoudre un bouton ou rapiécer un bas.»

Au contraire des autres, Sue, 54 ans, a plutôt appris à tricoter grâce à des tutoriels sur YouTube. Malgré son manque d’expérience, les autres étaient étonnées de voir qu’elle avait fabriqué une veste pour fillette en moins de deux semaines.

«Sur la plage, c’est plus le fun quand tu as quelque chose à faire», a expliqué celle qui revenait de Floride.

Originaire d’Islande, Brynja tricote en utilisant une technique scandinave.