L’hiver n’est pas un obstacle à la course à pied

David Penven david.penven@tc.tc Publié le 8 décembre 2015

Courir l’hiver est tout aussi agréable que l’été. C’est une question d’adaptation.

©Depositphotos

Pour l’entraîneur Jean-Yves Cloutier, la saison hivernale n’est pas un empêchement pour courir.

«Avec une température de -5 C avec du soleil, c’est comme courir l’été.  On ne voit aucunement la différence lorsqu’on est bien habillé. Lorsque le thermomètre descend à -20 C, ça peut être plus difficile si on participe à des compétitions. Par contre, si on fait juste s’entraîner, on peut même courir à -30 C», explique M. Cloutier.

Ce dernier fait un parallèle avec les amateurs de ski de fond; qu’importe la température ces derniers ne s’empêcheront pas de pratiquer leur activité.

«À tous les 10 degrés, il faut rajouter une couche de vêtement. À -5 C, le coureur porte sur lui trois pièces: un chandail en polypropylène, un second chandail qui sera un peu plus chaud et un coupe-vent. À -15 C, on doit adapter de nouveau son habillement. Par exemple, on remplacera les gants par des mitaines», poursuit l’auteur de Courir au bon rythme.   

Il faut prendre garde aux engelures qui risquent de survenir aux mains et aux oreilles, particulièrement aux lobes. Contrairement à une idée reçue, il est rare qu’un coureur gèle des pieds.

«C’est toujours bon de traîner avec soit un foulard ou un tube pour éviter les engelures au nez. Si on sent qu’il s’engourdit, on le recouvre quelques minutes et tout redevient à la normale», explique M. Cloutier.

Pour rendre l’activité agréable, il faut être bien habillé avec des vêtements qui respirent bien. Il ne faut pas lésiner sur la qualité de l’équipement.

Jean-Yves Cloutier, entraîneur et auteur

Coût

Pour bien courir l’hiver, il faut s’équiper en conséquence et y mettre le prix.

«Cela peut monter entre 300$ et 400$ en excluant les chaussures. Il faut le voir comme un investissement à long terme qui demeure moins coûteux que d’autres sports», fait-il valoir.

Quant aux souliers, on emploie les mêmes que ceux en été qui sont munis de petits crampons.

«On parle de petits crampons en caoutchouc intégrés à la semelle», précise-t-il.  

Le spécialiste émet des réserves sur les crampons amovibles qui se fixent au soulier.

«Si le parcours est entièrement glacé, oui, ils sont pratiques, mais rendu sur l’asphalte, cela devient désagréable de courir avec», ajoute-t-il.

Enfin, tout comme la conduite automobile, le coureur doit adapter sa façon de se déplacer l’hiver. Les foulées doivent être plus petites et on doit aller moins vite.  

Trajet

Pour parer aux imprévus, il est préférable l’hiver d’effectuer plusieurs fois la même boucle tout en maintenant le nombre de kilomètres qu’on a l’habitude de parcourir.  

«Je suggère de faire une boucle de 2 à 5 km. Par exemple, au lieu de faire un 15 km sur un long trajet, on le répète trois fois via une boucle de 5 km. En cas de problème d’engelure ou d’envie, on peut retourner rapidement chez soi. De plus, en répétant la même boucle, on peut mieux mémoriser les obstacles, comme les plaques de glace», souligne Jean-Yves Cloutier.

L’hiver n’est pas un obstacle à la course à pied

David Penven david.penven@tc.tc Publié le 8 décembre 2015

Courir l’hiver est tout aussi agréable que l’été. C’est une question d’adaptation.

©Depositphotos


Pour l’entraîneur Jean-Yves Cloutier, la saison hivernale n’est pas un empêchement pour courir.

«Avec une température de -5 C avec du soleil, c’est comme courir l’été.  On ne voit aucunement la différence lorsqu’on est bien habillé. Lorsque le thermomètre descend à -20 C, ça peut être plus difficile si on participe à des compétitions. Par contre, si on fait juste s’entraîner, on peut même courir à -30 C», explique M. Cloutier.

Ce dernier fait un parallèle avec les amateurs de ski de fond; qu’importe la température ces derniers ne s’empêcheront pas de pratiquer leur activité.

«À tous les 10 degrés, il faut rajouter une couche de vêtement. À -5 C, le coureur porte sur lui trois pièces: un chandail en polypropylène, un second chandail qui sera un peu plus chaud et un coupe-vent. À -15 C, on doit adapter de nouveau son habillement. Par exemple, on remplacera les gants par des mitaines», poursuit l’auteur de Courir au bon rythme.   

Il faut prendre garde aux engelures qui risquent de survenir aux mains et aux oreilles, particulièrement aux lobes. Contrairement à une idée reçue, il est rare qu’un coureur gèle des pieds.

«C’est toujours bon de traîner avec soit un foulard ou un tube pour éviter les engelures au nez. Si on sent qu’il s’engourdit, on le recouvre quelques minutes et tout redevient à la normale», explique M. Cloutier.

Pour rendre l’activité agréable, il faut être bien habillé avec des vêtements qui respirent bien. Il ne faut pas lésiner sur la qualité de l’équipement.

Jean-Yves Cloutier, entraîneur et auteur

Coût

Pour bien courir l’hiver, il faut s’équiper en conséquence et y mettre le prix.

«Cela peut monter entre 300$ et 400$ en excluant les chaussures. Il faut le voir comme un investissement à long terme qui demeure moins coûteux que d’autres sports», fait-il valoir.

Quant aux souliers, on emploie les mêmes que ceux en été qui sont munis de petits crampons.

«On parle de petits crampons en caoutchouc intégrés à la semelle», précise-t-il.  

Le spécialiste émet des réserves sur les crampons amovibles qui se fixent au soulier.

«Si le parcours est entièrement glacé, oui, ils sont pratiques, mais rendu sur l’asphalte, cela devient désagréable de courir avec», ajoute-t-il.

Enfin, tout comme la conduite automobile, le coureur doit adapter sa façon de se déplacer l’hiver. Les foulées doivent être plus petites et on doit aller moins vite.  

Trajet

Pour parer aux imprévus, il est préférable l’hiver d’effectuer plusieurs fois la même boucle tout en maintenant le nombre de kilomètres qu’on a l’habitude de parcourir.  

«Je suggère de faire une boucle de 2 à 5 km. Par exemple, au lieu de faire un 15 km sur un long trajet, on le répète trois fois via une boucle de 5 km. En cas de problème d’engelure ou d’envie, on peut retourner rapidement chez soi. De plus, en répétant la même boucle, on peut mieux mémoriser les obstacles, comme les plaques de glace», souligne Jean-Yves Cloutier.