Un ballon au pied et des étoiles dans les yeux

Joëlle Bergeron joelle.bergeron@tc.tc
Publié le 21 août 2015

Certains joueurs des Rapides du Roussillon n’ont jamais eu la chance de jouer au soccer dans une ligue organisée.

©TC Media - Denis Germain

L’entraîneur-chef des Rapides, Sylvain Bouchard, n’a jamais connu une expérience aussi enthousiasmante derrière le banc. Atteints d’une déficience intellectuelle, ses joueurs de soccer ont des étoiles dans les yeux et sont extrêmement emballés, puisque certains vivent leur première expérience sportive.

Avant cet été, ces jeunes Âgés de 13 à 27 ans, certains des 13 athlètes de l’équipe. atteints d’une déficience intellectuelle (trisomie, autisme, etc.) n’avaient jamais eu l’opportunité de manier le ballon rond dans une ligue qui leur était destinée.

«Marie-Philippe est l’exemple parfait, explique le directeur technique du Club de soccer Roussillon, Ezzio De Leon. Elle a joué dans le régulier jusqu’à U16, mais après elle s’est retrouvée dans une ligue de mamans parce qu’elle n’était plus de calibre. Elle était super excitée de se joindre à nous et de retrouver l’esprit de compétition.»

«Je n’ai jamais vu un projet faire autant l’unanimité, ajoute M. Bouchard. Les jeunes en redemandent, les parents sont là et on a autant de bénévoles que de joueurs.»

Trois sports minimums

Reconnus par Olympiques spéciaux Québec (OSQ), une fédération sportive multisports et unihandicap (déficience intellectuelle), les Rapides devront cependant chapeauter deux autres sports avant d’obtenir le titre de section locale dans la MRC de Roussillon.

«Cette année, l’équipe de soccer était un projet-pilote. On aimerait beaucoup mettre sur pied du basketball et du hockey intérieur», affirme M. Bouchard, également président de la section de Sainte-Catherine du Club de soccer Roussillon.

Comme les autres

Même si les joueurs éprouvent parfois des problèmes de motricité ou de coordination, les entraîneurs appliquent le même programme qu’au régulier.

«Ce sont des enfants qui veulent être traités comme les autres», atteste M. De Leon, dont la fille de 23 ans est atteinte de déficience.

«C’est plus long et la progression est plus lente, mais on fait les mêmes exercices, continue M. Bouchard. On a une super belle dynamique d’équipe et quand il y a un but, c’est l’euphorie. On a un feed-back immédiat et c’est très gratifiant.»

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