Un «fast-food» santé à Sainte-Catherine

Un «fast-food» santé à Sainte-Catherine

Éric Charrette et Michèle Ménard

Derrière les salades, wraps et smoothies du restaurant Lili’s se cache un cadeau. En ouvrant ce fast-food santé à Sainte-Catherine, Éric Charette voulait offrir un présent à la fois à sa conjointe, une nutritionniste qui rêvait d’avoir son restaurant, et à lui-même, pour sa santé.

Entrepreneur qui voyage souvent sur la route, M. Charette consommait une grande quantité de boissons gazeuses et de repas sur le pouce.

«J’ai dû changer ma nutrition en raison de problèmes de santé», explique-t-il.

Il s’est alors lancé dans le projet d’ouvrir un restaurant qui plairait autant aux personnes en quête de nourriture gourmande que celles qui cherchent une offre santé. Un rêve que caressait sa conjointe, Michèle Ménard, depuis longtemps.

Sans l’en informer, il a loué un local sur la route 132, l’a aménagé en compagnie d’une designer, lui a donné le nom de leur fille aînée et a créé un menu avec l’aide de la Tablée des chefs. Ainsi est né le Lili’s en juin 2016, après un investissement d’une centaine de milliers de dollars.

«Je ne suis pas venue les premiers jours après l’ouverture, car je n’étais pas contente, confie Mme Ménard. Ça représentait un grand investissement pour une famille avec plusieurs enfants. J’ai finalement décidé d’embarquer dans le projet. Ça vient chercher ce que j’aime: la gestion d’entreprise et la nourriture santé.»

En moins de 5 minutes

La femme originaire de Saint-Constant place désormais tout son temps dans la gestion de leur restaurant. Elle a adapté le menu avec des ajouts.  

On y retrouve essentiellement des sandwichs, des salades, des soupes, des desserts, des muffins et autres collations ainsi que plusieurs jus fraîchement pressés et des smoothies.

«Nous sommes une alternative à la nourriture qu’on retrouve dans les fast-food, estime Mme Ménard. En cinq minutes, le client a un repas santé à moins de 10$. On ne voit pas vraiment ça ailleurs dans la région.»

D’après les entrepreneurs, la clientèle serait très variée, allant de la personne végétarienne aux plus curieux ainsi qu’aux travailleurs comme M. Charette.

«Ma femme mange très bien, moi moins. Mais chacun y trouve son compte dans les repas offerts ici», affirme-t-il.

Il cite en exemple les sandwichs au rôti de porc ou de bœuf.

Face à l’affluence grandissante de la clientèle, le couple est en réflexion sur l’avenir du restaurant, à savoir s’ils chercheront un local plus grand ou ouvriront une nouvelle succursale dans la région.