Une fin de carrière en beauté pour Geneviève Bannon

Une fin de carrière en beauté pour Geneviève Bannon

Geneviève Bannon ne pouvait pas conclure sa carrière de hockeyeuse de plus belle façon.

Elle et son club, les Golden Knights de l’Université Clarkson, ont remporté le championnat national de hockey féminin universitaire (NCAA), le 19 mars. Il s’agit de leur deuxième titre en quatre ans. C’est un exploit pour les joueuses de l’établissement de Potsdam, dans l’état de New York, considérées comme des «underdogs» face aux autres équipes, rappelle la joueuse native de Saint-Constant.

«Nous sommes une petite école, comparativement aux autres universités comme Wisconsin ou Minnesota, explique-t-elle. C’était vraiment gros de remporter un championnat en 2014. C’est sûr que ce deuxième titre va aider l’école.»

L’athlète de 22 ans en était à sa dernière année d’admissibilité au sein du circuit de hockey universitaire aux États-Unis. Elle était de la formation victorieuse en 2014.

«À ma première année, je n’ai pas mesuré l’ampleur de notre championnat, avoue celle qui était alors recrue au sein de l’équipe. Cette année, je savais ce que ça prenait pour y arriver, même si c’est dur. Je suis heureuse que ça se soit fini sur une bonne note.»

Les Golden Knights ont remporté la finale 3-0 contre les Badgers de Wisconsin, au terme d’une partie «excitante et serrée», relate Geneviève Bannon.

«Le parcours des séries a été stressant parce que tu ne sais jamais si c’est le dernier match avec l’équipe ou non, souligne-t-elle. Quatre autres joueuses de l’équipe en étaient également à leur dernière année universitaire.»

La hockeyeuse a célébré ce moment de bonheur avec ses parents, qui ont fait en voiture l’aller-retour Candiac – Missouri, où avait lieu le tournoi.

La route vers Clarkson

Geneviève Bannon a donné ses premiers coups de patin à l’âge de 4 ans.

«Mes deux frères plus vieux jouaient au hockey. J’ai commencé à jouer avec eux et j’ai adoré ça», raconte-t-elle.

Elle a étudié au Collège Charles-Lemoyne à Sainte-Catherine jusqu’en secondaire III, puis a terminé son secondaire dans une école à Cornwall, en Ontario, dans un programme hockey-études.

«Tu joues devant des recruteurs, explique-t-elle. J’ai reçu beaucoup de demandes d’universités pour que j’aille jouer dans leur équipe. J’ai décidé de prendre Clarkson parce que c’est proche de la maison – Potsdam est à deux heures de route – et qu’ils m’offraient une bourse complète.»

L’Université Clarkson a ainsi payé ses frais de session pendant ses études en psychologie, sa nourriture, son loyer et ses livres.

Une autre joueuse de Saint-Constant, Vanessa Gagnon, a facilité l’arrivée de Geneviève Bannon au sein de l’équipe. Gagnon était à sa dernière année universitaire à Clarkson quand elle a remporté le titre en 2014.

«Nous étions cinq Québécoises cette année-là. Elles m’ont beaucoup aidée parce que je ne parlais pas parfaitement bien en anglais», explique-t-elle.  

Elle était la seule Québécoise de l’équipe cette année.

Le hockey, c’est fini

De retour dans la région une semaine après sa conquête, la Constantine est à l’heure des bilans.

«Pour le hockey, c’est malheureusement fini, admet-elle. C’est dur d’en faire une vie et de concilier le travail le jour et les matchs le soir. Je vais essayer de m’impliquer d’une autre façon, en étant entraîneure peut-être.»

Sur le plan professionnel, elle vise une carrière de physiothérapeute.