Sports

Une judoka de La Prairie se prépare pour Tokyo

lundi le 21 juin 2021
Modifié à 14 h 24 min le 21 juin 2021
Par Guillaume Gervais

Gracieuseté

Sa préparation pour les Jeux olympiques de Tokyo n’a peut-être pas été optimale, mais la judoka Ecaterina Guica se dit prête à disputer ses 2e Jeux avec de plus grands objectifs.

À lire aussi: «La priorité est actuellement la santé publique et les JO attendront» - Ecaterina Guica

Son baptême à ceux de Rio en 2016 lui a permis de savourer le simple fait d’avoir été qualifiée. Cet été, la Laprairienne vise plus haut.

«C’est sûr que j’aimerais obtenir une médaille, ç’a toujours été mon objectif et mon rêve. Je vais tout faire pour être prête», dit-elle avec confiance au Reflet.

Son intérêt pour le judo s’est manifesté très jeune. Son père étant un triple champion roumain, la pomme n’est pas tombée loin de l’arbre. À l’âge de cinq ans, elle était déjà sur les matelas d’entraînement.

«Je regardais les Jeux olympiques quand j’étais enfant et j’ai toujours rêvé d’y participer», confie l’olympienne de 27 ans.

Une préparation pas comme les autres

La pandémie a compliqué la préparation d’Ecaterina Guica en vue de la compétition mondiale au mois de juillet.

«Ça fait presque un an et demi que nous n’avons pas fait de camp d’entraînement. Nous avons eu beaucoup moins de tournois qu’à l’habitude et nous étions limités à trois partenaires pendant les entraînements», admet la jeune athlète.

Cette préparation est importante, afin qu’elle soit dans le meilleur état d’esprit possible une fois sur le tatami.

«J’aime me sentir que je suis en forme physiquement. J’essaie de faire plusieurs combats de suite pour m'entraîner à prendre de bonnes décisions lorsque je suis épuisée», note la Québécoise.

Néanmoins, elle est déterminée à remporter une médaille. 

«J’ai vraiment plus d’expérience. J’ai de plus grosses attentes, mais aussi plus de confiance pour ces Jeux-là.»

-Ecaterina Guica, judoka

Le sport et les études

L’étudiante de l’Université de Concordia a récemment gagné une bourse de 2000$ de la Fondation de l’athlète d’excellence en soutien à la réussite académique et sportive. La bachelière en psychologie a su concilier les études et entraînements.

«Quand j’étais au secondaire et que je faisais des compétitions, j’avais déjà appris à être bien structurée et organisée dans mes tâches», soutient la Roumaine d’origine qui a grandi à La Prairie.

La bourse l’aidera à payer les frais scolaires pour sa maîtrise. Plusieurs spécialisations de la psychologie l’intéressent, notamment celle développementale.

«J’ai toujours voulu comprendre comment nous réfléchissons, notre façon de penser ou comment notre personnalité se crée», raconte Mme Guica.

Celle-ci n’écarte pas la possibilité de s’inscrire au doctorat, mais pour le moment, elle se concentre à 100% sur le Japon.

Connectez-vous afin de pouvoir ajouter des commentaires

Connectez-vous