Aimer détester

Aimer détester

Je n'ai pas de temps à perdre à me disputer.

Voici le billet du 31 mai 2017 d’Hélène Gingras, chef de contenu des hebdos Le Reflet et Coup d’oeil.

Êtes-vous du genre à aimer chialer?

Les gens sont nombreux à écrire des bêtises à la joueuse de tennis québécoise Eugenie Bouchard. Chaque fois qu’elle publie des photos sur son compte Facebook. Ou autre. Pour lui dire qu’elle devrait redoubler d’efforts à l’entraînement. Pour l’insulter en affirmant qu’elle n’a pas de talent.

Quoi qu’elle publie, elle s’en tire avec des blâmes. De la haine. De la part de certaines personnes. Qui figurent parmi ses 115 000 fans sur sa page Facebook.

C’est ce qu’on m’avait raconté. Et c’est ce que j’ai constaté rapidement. Après deux minutes de lecture, j’étais déjà lasse. Découragée. Par la méchanceté humaine. Tant de bassesses.

Ce n’est pas sans me rappeler les amateurs des Canadiens qui prenaient un malin plaisir à huer Patrice Brisebois chaque fois qu’il touchait à la rondelle. Quelle triste fin de carrière pour lui. Des huées de la part de gens qui même réunis n’avaient pas 1% de son talent.

Personnellement, je n’ai pas de temps à perdre à détester les autres. La vie est trop courte. J’en ai encore moins pour m’en nourrir. Je soigne mon alimentation.

C’est sans doute pourquoi je n’ai pas compris le commentaire d’un fan sur notre page Facebook, il y a quelques jours. Qui nous demandait à l’occasion d’un commentaire hors contexte quand notre «feuille de chou» allait enfin fermer. Qui nous reprochait le gaspillage d’encre et de papier.

J’ai pris une grande respiration. Avant de lui répondre poliment, mais assez directement, que rien ne l’oblige à lire Le Reflet. Et encore moins à devenir fan de notre page Facebook. Compte-tenu de son commentaire, je comprends encore moins qu’il fasse partie du noyau des fidèles lecteurs qui commentent souvent nos publications sur Facebook…

Pour moi, c’est pourtant simple. Quand je n’aime pas une émission de télé, j’évite de la regarder; je ne l’enregistre pas. Si je n’aime pas les pâtes, je n’en commande pas au resto. Je ne vais pas à l’opéra parce que je n’aime pas cette forme d’art.

Si monsieur regrette que le Journal soit livré à sa porte dans le Publi-sac, il a toujours le loisir de l’extraire pour l’envoyer directement au recyclage. Sans même le déplier. Sans en faire de cas. Plutôt que de chercher l’attention publiquement.

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