Alain Therrien, candidat officiel du Bloc québécois dans La Prairie : «Je m’ennuyais de l’action politique»

Par Hélène Gingras
Alain Therrien, candidat officiel du Bloc québécois dans La Prairie : «Je m’ennuyais de l’action politique»
Alain Therrien (au centre), candidat officiel du Bloc québécois dans La Prairie. À sa droite: le chef du parti, Yves-François Blanchet. (Photo : Le Reflet - Denis Germain)

Ces derniers mois, Alain Therrien se sentait comme un lion en cage, tant il avait le goût de revenir dans l’arène politique pour se battre et défendre les injustices, a-t-il confié lors de son investiture à titre de candidat du Bloc québécois dans la circonscription fédérale de La Prairie, le 12 août. Seul candidat en lice, il a été élu par acclamation.

«J’ai trouvé ça dur, je m’ennuyais de vous autres en maudit et j’ai hésité quelques secondes avant de me lancer», a confié à la blague l’ex-député péquiste défait dans la circonscription de Sanguinet en octobre 2018.

Applaudi à de nombreuses reprises par plus de 200 militants amassés au Complexe Roméo.V.-Patenaude à Candiac, il s’est dit heureux de se sentir autant soutenu même s’il a «changé de parti», tout en ajoutant que le Parti québécois et le Bloc québécois sont cependant des «alliés naturels».

S’il est élu, Alain Therrien a promis de se battre tant à Ottawa pour défendre les intérêts du Québec – «en attendant le grand jour» – que pour aider les citoyens de sa circonscription, comme il l’a toujours fait avec son équipe, a-t-il dit.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a abondé dans le même sens.

«La réputation d’Alain Therrien n’est plus à faire. Il n’est pas du genre à lâcher le morceau quand vient le temps de défendre notre économie, notre agriculture, nos valeurs et notre projet de pays dans lequel on n’aurait pas besoin de se battre avec Ottawa pour que nos choix de société soient respectés», a-t-il affirmé.

Rappelant le bagage économique d’Alain Therrien, M. Blanchet a dit qu’il confiera plusieurs dossiers politiques, dont celui de la péréquation avec les provinces «pour qu’il la réduise à son état naturel, c’est-à-dire de bouillie pour les chats».

Tous deux ont aussi promis de s’opposer au passage du pipeline Trans Mountain au Québec, que M. Therrien qualifie «d’autoroute pour le pétrole sale de l’Ouest», et de défendre les intérêts des producteurs de lait du Québec, qui ont subi des pertes par le nouvel accord du Canada avec les États-Unis et le Mexique.

«Le député libéral de La Prairie, Jean-Claude Poissant, est lui-même un producteur laitier et qu’est-ce qu’il a fait pour défendre les intérêts des producteurs? Rien. Il n’a pas pu parler parce qu’il est dans un parti canadien. Bien moi, mon chef ne me dira pas de la fermer!» a lancé Alain Therrien en faisant rire la foule.

Alain Therrien a aussi dit…

Au sujet des gaz à effet de serre: «Une des façons de lutter, c’est de rapprocher les services de la banlieue.»

Au sujet de la souveraineté du Québec: «Ce n’est pas une mode, c’est une nécessité».

Au sujet du fait qu’il ne sera jamais au pouvoir s’il est élu: «On peut faire des gains appréciables dans l’opposition. Je le sais, je l’ai été», citant le fait qu’il a réussi à obtenir la démission du ministre de l’époque dans le dossier de la vente de Rona, notamment.

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