Billet d’humeur : Ensemble, c’est tout (2)

Par Hélène Gingras
Billet d’humeur : Ensemble, c’est tout (2)
(Photo : Depositphotos)

Prenez-vous vos responsabilités?

Je termine un rhume. Tu parles d’un mauvais timing. Je me retiens pour me moucher et pour tousser. Parce que plus mal vu que jamais. Aux regards, je peux voir le questionnement dans les yeux de certains. De peur que j’aie plutôt le coronavirus.

L’heure n’est plus à faire des blagues à ce sujet. L’heure n’est plus à faire des blagues tout court. L’heure est à prendre la situation au sérieux. À écouter notre gouvernement. À faire ce qu’on nous demande de faire. Et je suis heureuse que notre gouvernement trace une ligne. Même si elle brime nos libertés individuelles. Parce que tout le monde n’a pas le même sens civique. Et, pourtant, jamais n’avons-nous autant fait un seul tout…

Depuis vendredi, j’ai réduit mes activités sociales au maximum. Mais je suis quand même sortie pour faire quelques courses. Prendre un peu d’air. Dimanche, j’ai sans doute joué ma dernière partie de hockey sur glace de la saison.

Je suis loin d’être en quarantaine. Pour le moment, je continue à me rendre au bureau normalement. Mais je rapporte parfois le portable avec moi. Au cas où. J’attends les prochaines directives du gouvernement. Ou de mon employeur proactif depuis le début de la crise.

Je n’ai pas cédé à la panique. Comme certains la semaine passée. J’ai néanmoins fait le tour de mon garde-manger et du congélateur. Puis, je me suis procuré deux ou trois aliments de plus qu’à l’habitude. J’ai aussi vérifié si j’ai assez de bouffe pour mes chats.

Je continue – presque – comme si rien n’était. En pensant que c’est peut-être seulement une question de jours pour que je travaille de la maison. Ou que je me retrouve en quarantaine forcée.

«L’action ne dérive pas de la pensée, mais d’une bonne volonté à assumer ses responsabilités.»

-Dietrich Bonhoeffer

J’ai la peau sèche à force de me laver les mains. Et je me demande encore chaque fois comment c’est possible de les frotter pendant 20 secondes. Ça m’apparaît une éternité.

Au bureau, j’essaie de garder une plus grande distance avec les autres. Mais ça reste difficile. Un peu irréel. Comme dans un film. Parce que le mal est invisible. Et que ses ravages sont difficiles à imaginer.

Je suis de nature positive néanmoins. Si je me retrouve en cocooning forcé, j’ai bien l’intention de saisir l’opportunité. J’ai quelques projets en tête.

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