Billet d’humeur : entre deux saisons

Billet d’humeur : entre deux saisons

Certains jours

Voici le billet du 10 mai d’Hélène Gingras, chef de contenu des hebdos Le Reflet et Coup d’oeil.

Où trouve-t-on des vêtements de printemps?

Je n’aime pas particulièrement le printemps ni l’automne. Et c’est la première fois que je mets enfin le doigt sur le pourquoi. Parce que ces deux saisons me font vivre exactement le même inconfort.

En octobre comme en avril, j’éprouve des difficultés avec les soubresauts de dame Nature. Ses ciels gris en permanence. Sa pluie. Ça me déprime. Dans ce temps-là, je rêve de travailler dans une mine ou une usine sans fenêtres. Tant ça m’apparaîtrait moins déprimant de ne pas voir à l’extérieur. Que de constater que le temps est si moche que j’ai envie de me recoucher après avoir pris ma douche.

La Commission des normes du travail devrait nous donner le droit de refuser d’aller au boulot après trois jours de pluie consécutifs. Il suffirait d’aller chez le médecin pour qu’il constate que notre taux d’endorphines est au plus bas afin pour nous signer un billet d’absence! Interdit de travail jusqu’au prochain rayon de soleil.

Non seulement la grisaille mine mon moral, dame Nature joue sur mes nerfs au printemps ou à l’automne. Parce que je ne sais plus comment m’habiller.

Mon inconfort revient à chaque changement de saison. Quand est-ce que je dois enfiler mes vêtements d’été ou d’hiver? C’est bien clair quand il fait 30 degrés Celsius à 8h le matin. Ou que 30 centimètres de neige sont tombés pendant la nuit. J’enfile un trois-quarts et une blouse légère. Ou des bottes doublées. Je ne peux pas me tromper.

Mais quand le mercure joue au yo-yo comme c’est pratiquement tout le temps le cas aux changements de saison, je ne sais plus sur quel pied danser. Aussi, j’ai des souvenirs d’avoir été habillée comme un ours en octobre alors que le mercure frôlait les 30 degrés. Puis, d’avoir gelé au bureau parce que j’avais mis des sandales ouvertes et que mes orteils sont devenus bleus juste le temps que je monte dans l’auto. Je n’ai pas réussi à me réchauffer les pieds de la journée.

À vrai dire, j’ai trop peu de vêtements printaniers dans ma garde-robe. Comme si je passais des chandails de laine aux pantalons trois-quarts.

Et je ne sais jamais à partir de quand il est bien vu de porter un pantalon blanc. Vivement une date sur le calendrier pour nous l’indiquer!

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