Billet d'humeur : La fiabilité

Par Hélène Gingras
Billet d'humeur : La fiabilité
(Photo : Depositphotos)

Êtes-vous quelqu’un sur qui on peut compter?
La semaine passée, on ouvrait les portes du Journal pour faire visiter nos bureaux et permettre au public de nous rencontrer dans le cadre de la Semaine de la presse au Québec. Une première nous permettant d’expliquer notre fonctionnement. Comme quoi Le Reflet est une entreprise privée financée strictement par la publicité. Que les journalistes écrivent maintenant en continu sur le site web. Etc.
Question de planifier des rencontres agréables, on avait demandé aux gens de réserver leur place à l’une des deux visites. À ma grande surprise, certains ne se sont pas pointés. Quelques-uns ont annulé au dernier moment.
Je ne vous cache pas ma déception. Parce qu’il y avait une organisation en amont pour bien recevoir les gens. Que tout avait été planifié en fonction d’un groupe précis de personnes. Pour offrir un accueil chaleureux.

Je peux comprendre que certains aient eu un empêchement de dernière minute. Il y en a eu d’ailleurs. Les urgences, les contretemps, ça arrive. Je m’explique difficilement cependant le fait de ne pas avertir. Sinon avant, au moins après pour se justifier ou à tout le moins s’excuser.
«Garçon ou fille, homme ou femme, il n’y a que des individus fiables ou non.»
-Françoise Giroud dans Ce que je crois

Pour ma part, quand je m’engage auprès de quelqu’un ou d’un groupe, j’essaie de respecter ma parole. Même quand ça me tente moins. Que l’énergie n’y est pas. Ce n’est pas dans mon habitude de laisser tomber les autres. Je suis reconnue pour avoir une parole. Pour être fiable.
Là-dessus, je trouve que mes voisins transmettent une belle valeur à leur fille. La petite voulait faire du patinage artistique. Alors, ils l’ont inscrite. Son enthousiasme a décliné pendant la saison. Laurie ne voulait plus aller à ses pratiques. Ses parents auraient très bien pu jeter l’éponge. Parce que la confrontation était difficile et qu’ils n’avaient pas davantage envie que leur fille de se lever le dimanche matin pour aller se geler à l’aréna.
Or, ils lui ont expliqué qu’ils avaient payé pour qu’elle pratique ce sport et qu’elle devait aller au bout de sa saison. Jusqu’au spectacle annuel.
Du coup, Laurie a appris qu’on n’abandonne pas n’importe quand. N’importe comment. Elle a même eu le droit, sans s’en rendre compte, à une leçon de persévérance. Ça ne peut que lui servir pour la suite de sa vie.

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