Billet d’humeur : la vie parfaite

Billet d’humeur : la vie parfaite

Gros plan sur des bourgeons en croissance après une branche.

Voici le billet du 16 avril 2017 d’Hélène Gingras, chef de contenu des journaux Le Reflet et Coup d’oeil.

Et si tout était parfait ainsi?

Je ne pense pas que ma vie soit parfaite. Et pourtant, je ne pense pas non plus qu’elle soit imparfaite. Laissez-moi vous expliquer.

Une question me trotte dans la tête depuis plusieurs jours. Une question à laquelle je n’ai pas encore trouvé de réponse. Remarquez que ce n’est pas nouveau. Néanmoins, sans qu’elle m’obsède, elle revient me hanter de temps à autre. Parce qu’elle m’obligera à me positionner au bout du compte.

Récemment, j’ai accroché à cette interrogation. Si je pouvais changer une seule chose dans ma vie, qu’est-ce que ce serait?

Pour qu’on se comprenne bien, l’idée ici n’est pas de revenir sur le passé. Pour se libérer de remords ou de regrets. On n’est pas dans les hypothèses. Ni dans les si. Comme avec des si on aurait construit Paris. Il n’est pas question de regretter de n’avoir pas avoir eu d’enfant, par exemple. D’avoir commencé à voyager sur le tard. Ou de ne pas avoir mis de l’argent de côté plus tôt.

Plutôt en considérant le présent. Ici et maintenant, si c’était en mon pouvoir de changer quelque chose, qu’est-ce que ce serait?

On peut penser que la question s’applique à plusieurs domaines de nos vies: professionnel, familial ou social.

Mes premières réponses m’ont amenée à pointer rapidement des éléments de réponse. Tout en réalisant que je n’ai souvent aucun pouvoir sur ce que je voudrais qui soit modifié à mon travail ou dans ma vie en général. C’est sans doute aussi ce qui explique que ça me soit apparu aussi clairement. Il est plus facile de voir ce qui nous irrite quand c’est à l’extérieur de nous. Contrairement à la paille qu’on peut avoir dans l’œil…

Je suis pourtant convaincue que j’ai une emprise sur certains irritants. Qui contribuent à miner ou teinter mon bonheur personnel. À rendre ma vie moins parfaite. Conséquemment, qu’il est en mon pouvoir de procéder à des changements.

À défaut de pouvoir trouver une réponse à une seule affaire que je changerais dans ma vie, je serai contrainte d’accepter les choses telles qu’elles sont. Et d’admettre que je m’en contente. Sans rechigner. Parce que j’aurai choisi l’inertie. D’une certaine façon, ça reviendra à affirmer que ma vie sera parfaite de mon point de vue.

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