Billet d’humeur : Rencontre avec un chef

Par Hélène Gingras
Billet d’humeur : Rencontre avec un chef
(Photo : Depositphotos)

Vous arrive-t-il de saluer des personnalités?

Je n’ai jamais été très groopie. Quand je croise un artiste ou une personnalité, il est rare que je l’arrête pour lui parler. Je me dis chaque fois qu’il a aussi droit à sa vie privée.

Je me souviens cependant avoir été incapable de résister la fois où Éric Bernier faisait la file dans une épicerie devant moi. Alors que je me délectais depuis des semaines de la série télé Tout sur moi.  que je réécoutais. Je l’avais aussi adoré dans la pièce de théâtre Le mystère d’Irma Vep. Il fallait que je le félicite sur son travail.

À la télé, j’aime bien écouter les émissions culinaires en anglais ou en français. En particulier les compétitions comme Les chefs! ou Masterchef. Qui mettent en scène des professionnels. Ma seule frustration est de devoir me contenter des images de leurs plats. Sans pouvoir les humer. Y plonger une fourchette.

À l’émission Top chef Canada 2019, les juges ont dit n’avoir jamais mangé d’aussi bonnes pâtes maison que celles de Phillip Scarfone. De toute leur vie! Alors que leur boulot est d’évaluer sans cesse des plats de chefs émérites. J’aurais voulu qu’il gagne la finale. Tellement j’aimais l’originalité des plats qu’il préparait. Tout en simplicité. Tellement j’aimais aussi sa personnalité.

Quand j’ai planifié mes vacances d’été à Vancouver et que j’ai réalisé qu’il y a son resto, je me suis promis d’aller manger à sa table. Ce que j’ai fait. À deux reprises plutôt qu’une. Tant chaque plat – d’une simplicité – valait le détour. De l’entrée au dessert. Sans oublier ses fameuses pâtes. Je me souviendrai de certains plats toute ma vie.

Cependant, je me rappellerai davantage du moment où je l’ai croisé par hasard avec son chien. Se promenant comme moi dans la ville. Deux jours avant d’aller à son resto la première fois.

«Ceux qui sont les vraies vedettes dans leur métier, dans la vie sont les plus simples, les plus authentiques, ceux qui font le moins de cinéma.»

-Bernard Tapie

Je n’avais pas su résister à l’envie de l’arrêter. Pour lui dire tout le bien que je pensais de lui. De son talent. En anglais. En cherchant mes mots. Tant j’étais intimidée et émue.

Dans les jours suivant mes virées à son resto, j’ai souhaité en secret le recroiser pour lui dire à quel point c’est un génie culinaire. Et avoir une photo avec lui. Comme une groopie.

 

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