Billet d’humeur : Un début de normalité

Par Hélène Gingras
Billet d’humeur : Un début de normalité
Golfeuse dans une trappe de sable. (Photo : Pixaby)

Avez-vous retrouvé certaines habitudes avec le déconfinement?

Je pense que c’est le premier week-end où je n’ai pas pensé à la COVID-19. Il faut dire que j’ai fait des travaux autour de la maison. Sans avoir à sortir. Ni à me rendre dans un lieu public avec un masque. Rencontrer des gens à distance.

J’avoue que j’apprécie le début du déconfinement. La réouverture des commerces, des dentistes et les garderies. Il ne manque plus que l’école reprenne. Mais ça ne sera pas avant septembre.

Je demeure néanmoins prudente. J’ai mangé à trois reprises avec des amis depuis que le gouvernement permet les rassemblements de moins de 10 personnes en plein air. Le premier soir, il faisait vraiment frais une fois le soleil couché. Normalement, on aurait pris un dernier verre à l’intérieur. Loi sanitaire oblige, personne n’a voulu rentrer. On a plutôt sorti des couvertures.

Je vais me souvenir longtemps de cette soirée. Tout le monde avait commandé sa nourriture. J’avais apporté mon ensemble de pique-nique (assiettes, verres et ustensiles) pour limiter les échanges au maximum. Une seule personne servait le vin. Une bouteille de Purell était à ma portée.

«La normalité demeure une question relative à une époque et à une civilisation.»

-Fernand Ouellette dans Tu regardais intensément Geneviève

Avec le déconfinement, j’ai aussi joué ma première partie de golf de 2020. Recommencé à courir pour la millième fois (même si j’aurais pu le faire avant). En solo. Mes collègues du bureau qui courent me manquent grandement. Notre dynamique surtout. J’ai aussi finalement ressorti mon vélo. Plus tard que normalement cependant. Trop absorbée par le boulot.

Je travaille toujours de la maison, sortant pour des entrevues à l’extérieur. Masque au visage parfois. Même l’actualité commence tranquillement à se calmer. À prendre un cours plus «normal». Des sujets moins COVID-19 se fraient un chemin parmi les nouvelles que je traite.

Ma vie retrouve un semblant de normalité. Je ne me suis toutefois pas encore assise à la table chez mes parents. Avec tout le reste de ma famille. Je me croise les doigts pour qu’il fasse beau à la fête des Pères pour qu’on puisse le faire. J’ai envie de voir les miens. Autrement que dans l’entrebâillement d’une porte.

J’ai même choisi quand je vais prendre mes semaines de vacances. En sachant que je vais les passer au Québec. Probablement à la maison. Sans grand dépaysement cette fois. À des années-lumière de ce que j’avais prévu.

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