Billet d’humeur : Une question de perspective

Billet d’humeur : Une question de perspective

Selon nos lunettes, on ne voit pas toujours la même chose.

Crédit photo : Depositphotos

La même nouvelle peut-elle être soit bonne ou mauvaise?

Tellement! Selon notre point de vue. Comme quoi tout est une question de perspective. Ou d’âge!

Quand j’étais jeune et que l’école était annulée le matin même, je sautais de joie avec mes sœurs. J’avais l’impression de voler un petit quelque chose au temps. De recevoir un cadeau-surprise.

Souvent, c’était en raison de la météo. À cause de l’hiver. D’une tempête. Du verglas.

Le malheur, c’est qu’on devait souvent aller pelleter, mais on prenait ça relax le reste de la journée. Pour aller jouer chez nos amis. Lire ou regarder la télé. Se gâter.

Pour ma mère, ce n’était pas une bonne nouvelle. Même si elle s’efforçait de s’accommoder de la situation. Parce qu’elle allait devoir nous endurer toute la journée. Revoir son agenda du jour parfois. Nous faire à manger. S’occuper de nous. Gérer nos disputes.

C’est sans doute pour nous calmer un peu qu’elle nous forçait à mettre le nez dehors avec elle pour pelleter dans l’avant-midi. Dans l’espoir qu’on soit moins tapageuses en rentrant.

À l’époque, ma mère ne travaillait pas à l’extérieur. C’était un casse-tête de moins pour elle quand l’école était annulée. Aujourd’hui, chaque fois que c’est le cas, je pense aux gens que je connais, à des collègues notamment, qui ne rentrent pas. Qui essaient de s’organiser du mieux possible pour concilier le travail et la famille. Ce n’est pas toujours une sinécure.

«Les bonnes nouvelles peuvent être dites à quelque moment que ce soit, mais les mauvaises seulement le matin.»

-Georges Herbert

Autre temps, même mœurs…

Le lot des casse-têtes demeure la chasse gardée des adultes. À preuve, ma nièce qui m’appelle lundi matin. Alors que je suis en route pour le bureau. Elle est un peu déstabilisée parce que son autobus n’a toujours pas passé. Puis qu’elle est gelée à force de l’attendre dehors.

Comme je suis à deux minutes de là, je vais la rejoindre. L’invite à monter dans ma voiture pour se réchauffer.

Tandis qu’elle rêve à voix haute que son autobus ne se pointera jamais et qu’elle restera à la maison, je cherche une solution. Quelle route n’est pas congestionnée, notamment. J’évalue les scénarios pour la dépanner sans trop hypothéquer ma journée de travail.

Je n’ai jamais été aussi heureuse de voir son autobus enfin arriver de nulle part. Avec une demi-heure de retard. Enfin une bonne nouvelle!

 

 

 

 

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