Une boxeuse professionnelle fait bouger les jeunes Candiacois

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Par Audrey Leduc-Brodeur
Une boxeuse professionnelle fait bouger les jeunes Candiacois
(Photo : Le Reflet - Denis Germain)

Les gants de boxe sont imposants, mais ça n’empêche pas les élèves qui les portent de frapper de toute leurs forces dans le bouclier coussiné. Attentifs aux instructions de la boxeuse professionnelle Martine Vallières-Bisson, des enfants de maternelle de l’école Jean-Leman à Candiac s’initient aux rudiments de cette discipline.
L’établissement primaire a reçu de l’argent du docteur Philippe Smith, de Delson, à la suite de sa participation au Grand Défi Pierre Lavoie. Le montant a ainsi permis à l’école de tenir l’activité. C’est l’enseignant en éducation physique Benoît Bisson (qui n’a aucun lien de parenté avec la boxeuse) qui a approché la championne québécoise dans la division des 57 kg pour sonder son intérêt à donner des ateliers de boxe.
«On voulait faire bouger les jeunes de tous les niveaux. Les mouvements de boxe font en sorte qu’ils sont toujours en action. C’est différent de ce qu’ils font habituellement», explique M. Bisson.
Pendant deux semaines et demie en juin, les 33 groupes de l’établissement primaire se sont familiarisés avec des techniques de boxe pendant 45 minutes chacun. Les jeunes ont appris à esquiver les potentiels coups, à frapper rapidement dans le bouclier, à bouger efficacement devant leur partenaire de boxe, etc. Aucun coup n’était porté au corps.
«L’objectif est de promouvoir la boxe dans un environnement sain et sécuritaire. On peut pratiquer ce sport sans contact, simplement avec un bouclier et des gants», mentionne Martine Vallières-Bisson, au terme d’une séance tenue au parc Fernand-Seguin.
«C’est un sport qui apporte beaucoup de confiance en soi et de persévérance, ajoute-t-elle. Ce n’est pas grave si on tombe, car l’important est de se relever.»
S’adapter au niveau
Éducatrice de formation, la boxeuse de 33 ans adapte son enseignement au  niveau scolaire des élèves.
«Chaque groupe d’âge a une compréhension différente. Dans mon approche, je veux leur montrer qu’ils peuvent réussir. Avec certains, je vais être moins perfectionniste sur la technique. Le but est qu’ils aient du plaisir et qu’ils se dépassent», souligne-t-elle.
Simon Lavoie est un de ceux qui a apprécié les méthodes d’enseignement de Martine Vallières-Bisson.
«Elle explique bien et elle est énergique», dit l’élève de 3e année.
Son ami Isaac Champagne et lui admettent qu’ils se chamaillent souvent tout en pratiquant quelques techniques de lutte parfois.
«Ça va nous permettre de nous défendre!» disent-ils amusés.
Même constat pour Maélie Turcotte, en 2e année, qui précise timidement qu’elle pourra appliquer quelques-unes de ses techniques… à son grand frère!
Blague à part, la directrice de l’école Jean-Leman, Christiane Perron soutient que l’atelier d’initiation à la boxe cadre parfaitement dans les valeurs de l’établissement.
«Ça rejoint les objectifs de l’école de faire bouger les jeunes et de leur faire vivre des expériences, affirme-t-elle. Il y a des enfants qui vont accrocher à cette activité-là, d’autres non. Ça permet de diversifier l’offre.»
C’est que Matias Vidal, élève de maternelle, apprécie le plus.
«Ça nous permet de nous défouler entre les périodes de classe», dit-il.
À l’instar de leurs quatre collègues qui ont témoigné au Reflet, la majorité des élèves ont apprécié l’activité et espèrent qu’elle sera de nouveau offerte l’année prochaine.

«Les élèves ont besoin de bouger. C’est une belle activité qui répond à cela.» -Christiane Perron, directrice de l’école Jean-Leman

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