Carnets de voyage d’Afrique d’un Laprairien

Carnets de voyage d’Afrique d’un Laprairien

Le Laprairien photographié au cap de Bonne-Espérance.

Contrairement à ses voyages précédents, Daniel Charbonneau n’a pas apporté son vélo en Afrique. Le globe-trotter jugeait que les parcours à effectuer étaient trop grands, même si une fois rendu sur place il a pédalé à quelques reprises.

Parti du 25 mars au 22 avril, le Laprairien a visité l’Afrique du Sud, le Swaziland, le Zimbabwe et la Zambie. Il a qualifié son séjour d’extraordinaire en raison de la beauté des paysages, mais avant tout pour l’accueil des résidents.

«C’était la première fois que j’allais en Afrique, à part de certains pays du Maghreb que j’avais visités comme le Maroc. C’était un séjour spectaculaire. Les Africains sont accueillants et chaleureux comme ce n’est pas croyable! Tu serres à la journée longue des mains. Ce n’est pas pour te dire "Viens voir mon magasin", mais plutôt pour te dire bonjour et savoir d’où tu viens», déclare le voyageur.

Se déplaçant en auto de location, en autobus, en avion ou à pied et sur deux roues, M. Charbonneau n’a pas eu de difficultés à communiquer, l’anglais étant d’usage courant. Le seul défi qu’il appréhendait était de conduire sur les routes sud-africaines. Les voitures se déplacent comme en Angleterre à gauche avec un volant installé à droite dans le véhicule.

«Même si j’ai dû faire les changements de vitesse avec ma main gauche, ça s’est très bien passé», dit-il.  

Attentes comblées…

Parmi les attraits touristiques, Daniel Charbonneau est encore tout enthousiasme d’avoir pu se promener dans la savane.

«J’ai été surpris de constater à quel point c’était comme je me l’étais imaginé. C’est immense, on découvre une grande plaine avec des zèbres à gauche, un troupeau d’antilopes à droite», raconte-t-il.

Lors de ce safari-photo, il était accompagné de deux guides, dont un armé d’une mitraillette au cas où des lions trop curieux se manifesteraient.

«J’ai vu en masse d’animaux, dont des rhinocéros, mais pas de lions, de tigres ni de hyènes», ajoute l’aventurier.

Quant aux éléphants, Daniel Charbonneau a pu les observer à volonté et même les toucher lors d’une visite à un centre qui leur était consacré.

Parmi les endroits qui lui ont fait une forte impression figurent les chutes Victoria situées à la frontière de la Zambie et du Zimbabwe.

«Moi qui n’ai jamais vu les chutes du Niagara, j’ai été impressionné de voir une quantité d’eau aussi énorme en train de couler du fleuve Zambèze. Le niveau d’eau était très élevé parce que la saison des pluies était terminée. Le débit des chutes était incroyable», mentionne Daniel Charbonneau.

Le cap de Bonne-Espérance, aussi surnommé le cap des Tempêtes, l’a également conquis.

…mais déception culinaire

Une seule déception pour le voyageur: la nourriture.

«Il y a beaucoup de fast-food. On mange des hamburgers, de la pizza, du poulet pané. Il y a plein de chaînes de restaurants de cochonneries. Le plat typique, c’est une grosse cuisse de poulet dans ton assiette avec un peu d’épinard et une pâte blanche qu’ils appellent du pap [une bouillie préparée à partir de maïs moulu].  Elle n’a aucune saveur, aucun goût. Ça manque d’épices», déplore-t-il.

Quant à ses prochains voyages, il partira en août à Chamonix en France et au Liban en octobre. Parmi les autres pays qu’il aimerait explorer, ils sont «trop nombreux» pour être énumérés, mais il mentionne au passage l’Australie et la Mongolie.

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