Cas de cruauté animale : Celle qui a secouru un chaton vivant jeté aux ordures témoigne

Cas de cruauté animale : Celle qui a secouru un chaton vivant jeté aux ordures témoigne

Un chaton secouru des ordures.

Crédit photo : Gracieuseté

Lucie Cardinal Tessier et sa colocataire Caroline Sauvé se rendaient à leur voiture en cette matinée du 20 septembre lorsqu’elles ont entendu des miaulements provenant d’un conteneur à déchets près de leur appartement à La Prairie.

«Nous entendions miauler, mais le conteneur étant profond et on ne voyait pas très bien. Je me suis donc dirigée vers le côté droit pour mieux voir. C’est alors que j’ai vu bouger un sac pris dans les pattes d’un fauteuil», raconte Mme Cardinal Tessier.

Réalisant qu’un chat se trouvait dans un sac à ordures noué, cette dernière s’est mise, pour reprendre son expression, en «mode panique».

 

«Je ne peux pas croire que quelqu’un peut être aussi sans cœur et aussi lâche pour venir jeter un pauvre bébé chat dans les poubelles.»

– Lucie Cardinal Tessier

 

«J’ai dit à ma coloc: “Il faut le sortir de là! Ça bouge dans le sac”. Nous avons versé un des bacs de recyclage sur le côté afin de pouvoir atteindre le sac, mais il était toujours coincé», poursuit la bonne samaritaine.

Les deux femmes ont demandé de l’aide à un voisin qui se rendait à sa voiture et les regardaient d’une drôle de façon.

«Caroline a alors été en mesure de sortir le sac pour me le donner», déclare la principale intéressée.

Dans l’impossibilité de le dénouer, Lucie Cardinal Tessier a dû utiliser ses clefs pour l’ouvrir.

«C’est à ce moment que j’ai vu la toute petite tête du chaton. J’avais les yeux remplis d’eau! Je l’ai pris et l’ai collé sur moi. Il empestait [l’animal a été jeté avec la litière], mais peu m’importait, je voulais seulement qu’il soit bien. Il était clairement apeuré, il avait froid et faim. J’étais hors de moi, je tremblais et je pleurais autant sinon plus que le pauvre chaton», poursuit la Laprairienne.

 

On aperçoit le chaton récupéré du sac de poubelles dans lequel il a été jeté. (Photo gracieuseté)

 

Vétérinaire

Mme Cardinal Tessier a emmitouflé le chaton dans une couverture, puis l’a amené à l’Hôpital vétérinaire de La Prairie. Il s’agit d’un mâle âgé de quatre à cinq semaines. Les techniciennes sur place l’ont pris en charge.

«Il est présentement chez l’une d’entre elles. Elle le gardera quelques jours pour le ramener ensuite afin de lui trouver une bonne et douce famille», mentionne cette dernière.

Songe-t-elle à l’adopter le chaton?

 

Le chaton est un mâle âgé de quatre à cinq semaines. (Photo gracieuseté)

 

«Nous ne pouvons malheureusement pas avoir d’animaux dans l’appartement où nous vivons, affirme-t-elle. Ce n’est pas l’envie qui manque cependant!»

Elle espère, en terminant, que la personne ayant commis ce geste soit arrêtée.

«Je souhaite de tout cœur que l’auteur de ce geste immonde soit retrouvé, que justice soit faite, dit-elle, mais comme dans trop de cas, je crois bien que le tout passera comme du vent.»

 

Caroline Sauvé et Lucie Cardinal Tessier ont porté secours à un chaton. (Photo gracieuseté)

 

Liste d’attente

L’Hôpital vétérinaire de La Prairie a confirmé au Reflet les informations de Lucie Cardinal Tessier.

«Le chaton va très bien. On a une belle liste d’attente de gens qui veulent l’adopter. Hier, [le 20 septembre] le téléphone a sonné toute la journée», a déclaré Marie-Pierre Gravel, réceptionniste de l’endroit.

Selon elle, le chaton avait très faim et très peur. Elle ajoute que les gens leur apportent parfois des chatons trouvés, «mais victimes de cruauté, non», dit-elle. Le chaton sera sous les soins de l’hôpital vétérinaire jusqu’à l’âge de huit semaines avant d’être confié en adoption.

 

Pas de plainte

La Régie intermunicipale de police Roussillon a indiqué qu’aucune plainte concernant ce cas n’avait été reçue. Elle ajoute que toute personne qui désire se départir d’un animal peut communiquer au 450 638-9698.

«Dénoncé au service de police, l’abandon d’un animal dans ces conditions pourrait faire l’objet d’une enquête criminelle pour cruauté envers un animal», indique François Michaud, des relations publiques à la Régie.

 

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