Cinq questions à l’association Haut Potentiel Québec

Cinq questions à l’association Haut Potentiel Québec

Crédit photo : Depositphotos

Karine Bergeron, vice-présidente de Haut Potentiel Québec (HPQ), répond aux questions du Reflet concernant cette association qui, depuis 2012, soutient les familles d’enfants doués.

 

1. À combien estime-t-on le pourcentage d’enfants doués au Québec ?

«En psychologie, on définit la douance (haut potentiel intellectuel, surdoué ou doué) comme les gens qui ont un QI [quotient intellectuel] supérieur à 130; soit 2,5% de la population, ce qui équivaut à environ 200 000 personnes au Québec. Selon certaines études, le nombre d’élèves doués au Québec peut-être évalué entre 20 000 et 80 000.»

 

2. Pourquoi la création d’une telle association ?

«Sylvie Régnier, présidente et cofondatrice, désirait offrir du soutien et de l’information aux familles vivant avec des enfants à haut potentiel. Elle désirait aussi faire connaître la douance auprès des professionnels qui travaillent avec ces jeunes (équipes-écoles, psychologues, psychoéducateurs, etc.) afin de les aider à comprendre leurs besoins particuliers tant au niveau scolaire que social. Notre association compte environ 180 familles qui ont en moyenne deux enfants doués.»

 

3. Quels sont vos moyens d’action pour y parvenir ?

«Nous organisons des conférences, ateliers, cafés-rencontres pour les parents, mais aussi des activités variées pour les jeunes doués. Nous offrons des formations professionnelles et de qualité à tous les professionnels qui côtoient les enfants doués.»

 

4. Les écoles sont-elles sensibilisées à la douance ?

«Malheureusement, le besoin est grand en sensibilisation, car les enseignants ne sont pas formés sur le sujet. De plus en plus, nous recevons des demandes d’ateliers pour outiller les équipes-écoles ou pour participer à des plans d’intervention d’enfants doués.»

 

5.Disposent-elles des ressources nécessaires ?

«Il y a très peu de ressources en douance dans les milieux scolaires actuellement. Les programmes de douance sont encore rares particulièrement en région et les écoles à projets ou alternatives ne sont pas fréquentes non plus. Les enseignants ne connaissent pas bien non plus les besoins des enfants doués. Il est donc fréquent que l’enrichissement proposé en classe pour ces enfants ne soit pas adéquat. HPQ offre du soutien actuellement aux écoles qui les contactent.»

 

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