Conducteur du jeudi

Conducteur du jeudi

Crédit photo : Gracieuseté

Voici le billet du 16 août 2017 d’Hélène Gingras, chef de contenu des hebdos Le Reflet et Coup d’oeil.

 Comment est votre conduite?

J’ai rarement eu aussi peur sur les routes que cet été. À plusieurs reprises. Tant j’ai assisté à des manœuvres dangereuses. Non calculées. Qui mettent la vie de tous les usagers de la route en péril. Sans égard à l’âge, au sexe ni au type de véhicule conduit.

Encore, il y a deux semaines, je m’apprêtais à dépasser un camion-remorque sur l’autoroute. Qui circulait dans la voie de droite. À environ 110 km/h. En plein milieu d’après-midi. Un jour de semaine.

Comme à mon habitude, j’ai signalé mon intention de le dépasser par la gauche en activant mon clignotant.

Soudainement, le camion s’est retrouvé dans l’accotement à droite. Ses roues sautillant sur les bandes rugueuses. Celles conçues pour signaler au conducteur qu’il fait une sortie de route.

Une seconde plus tard, le camionneur donnait un coup de roue pour revenir dans sa voie. Faisant dangereusement valser sa remorque à gauche et à droite sur l’autoroute. Le temps de reprendre le contrôle. J’ai cru que ça y était. Que la remorque allait se renverser.

Le conducteur a répété cette manœuvre dangereuse à plusieurs reprises. J’y ai assisté. Impuissante. Après avoir renoncé à l’idée de dépasser. Et d’avoir choisi de ralentir pour prendre mes distances. Afin de pouvoir réagir advenant un accident. Je n’avais aucune envie de me retrouver coincée sous une remorque. Encore moins de perdre la vie.

Contrairement à moi, de nombreux automobilistes ont dépassé le camion en question. Parce qu’ils n’avaient pas été témoin de ses manœuvres dangereuses.

J’ai pris le temps de noter le numéro de la remorque. Et j’ai dénoncé ce conducteur par le biais d’une personne interposée qui travaille pour la même compagnie.

Est-ce que le conducteur cognait des clous? Faisait autre chose? Je ne veux pas le savoir. Tout ce que je pense, c’est qu’on devrait légiférer encore plus sévèrement les manœuvres dangereuses au volant.  Considérer que la voiture et que tout véhicule sur la route est une arme. Potentiellement mortelle. Et prévoir des accusations criminelles en ce sens. Parce que conduire n’est pas un droit. Mais un privilège qui vient avec des responsabilités.

Pour ma part, je revendique le droit de pouvoir prendre la route l’esprit en paix.

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