COVID-19

Des assouplissements espérés chaque semaine

jeudi le 27 janvier 2022
Modifié à 16 h 04 min le 27 janvier 2022
Par Eric Tremblay

etremblay@gravitemedia.com

Dr Luc Boileau, directeur national de la santé publique par intérim. (Photo - capture d'écran)

Le directeur national intérimaire de la santé publique, Dr Luc Boileau, a dit espérer que des assouplissements des mesures sanitaires surviennent chaque semaine.

« On a des signaux de l’Organisation mondial de la santé que l’on passe en mode endémique, a dit le Dr Boileau a son premier point de presse indépendant des responsables politiques. Le taux de vaccination est un indicateur. On travaille solidement et le plus scientifiquement possible sur la séquence. »
Les salles à manger des restaurants pourront ouvrir lundi, les salles de cinéma la semaine suivante. Des mesures qui prennent en considération la santé psychologique de la population et permettent une certaine vie sociale. 
Le Dr Luc Boileau a précisé qu’il aimerait que le rythme hebdomadaire des assouplissements soit maintenu. Son équipe cherche les assemblages des mesures qui donneront le plus de bénéfices tout en considérant les risques d’éclosions. 
La présence du sous-variant d’Omicron, le BA 2, ne ferait pas basculer le plan de déconfinement juge le Dr Boileau.
Bien qu’il prenne de l’ampleur, les données ne démontrent pas qu’il serait plus dangereux. On recense actuellement cinq cas au Québec. Le directeur intérimaire de la santé publique assure que l’on progresse vers une vie normale avec la gestion des risques. «Il faut éviter tout recul », a-t-il lancé.
Si la COVID devient endémique, la santé publique pourrait revisiter certaines façons de faire à propos des mesures exceptionnelles mises en place au cours des deux dernières années. Le tout de façon scientifique et avec l’enjeu de protéger la population.
Pour arriver à cette étape, la vaccination demeure la clef a aussi rappelé le Dr Boileau. 
Les hospitalisations à la baisse
La cinquième vague de la COVID serait arrivée à un moment charnière. « Les choses évoluent, a indiqué le directeur intérimaire de la santé publique nationale. On a frôlé le drame dans les hôpitaux. Les indicateurs sont désormais à la baisse, mais on ne cri pas victoire. Les choses s’améliorent. »
Michèle Deguise, présidente directrice générale intérimaire de l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux, a démontré les améliorations dans le réseau à l’aide de tableaux. Ceux-ci laissent entendre que le nombre d’hospitalisation est à la baisse depuis une semaine et que celle-ci devrait se prolonger de jour en jour. Cependant, la situation demeure au-dessus du niveau 4 qui guide les décisions quant au délestage.