Des élèves marcheront 3 km à l’occasion du mois de l’autisme

Des élèves marcheront 3 km à l’occasion du mois de l’autisme

L’école secondaire des Timoniers organise une marche de sensibilisation concernant le trouble du spectre de l’autisme.

Crédit photo : Gracieuseté – Commission scolaire des Grandes-Seigneuries

Les quelque 450 élèves de l’école secondaire des Timoniers marcheront 3 km dans les rues de Sainte-Catherine, le 26 avril, dans le cadre de ce mois consacré au trouble du spectre de l’autisme (TSA).

«Chaque année à l’école, on soulignait l’événement en le commentant, mais sans plus. On voulait, cette fois-ci, trouver un moyen d’impliquer l’ensemble des élèves à cette cause», mentionne Éric Lampron.

Il est l’un des trois enseignants qui s’occupent des deux classes d’autistes qu’on trouve à cette école. Ces derniers sont secondés par deux éducatrices.

«On désire mettre en valeur nos jeunes. On veut les valoriser et montrer que même s’ils sont différents, ils sont pleins de talent», intervient sa collègue Nadine Tardif.

Pour l’occasion, des élèves touchés par le TSA ont préparé de la poudre colorée qui sera lancée sur les participants à l’image des courses Color Run. De plus, les élèves porteront des lunettes bleues, couleur symbolisant l’autisme.

À cette activité s’ajoute une dizaine de capsules d’information audio qui sont lues sur l’interphone de l’école par des élèves autistes durant avril.

 

Scolarisation

L’école des Timoniers accueille une vingtaine d’élèves autistes de 12 à 15 ans répartis dans deux classes distinctes. La moitié d’entre eux dispose de trois ans pour réussir le programme régulier de secondaire I et 2. Par la suite, ils poursuivront leur scolarité vers un autre lieu d’établissement, soit l’école Louis-Philippe Paré à Châteauguay ou à l’école de la Magdeleine à La Prairie.

L’autre classe est composée d’enfants sévèrement atteints.

«Certains ont une légère déficience intellectuelle. Ces élèves n’auront pas de diplôme d’études secondaires, mais feront des stages chez d’éventuels employeurs durant leur parcours scolaire», explique Mme Tardif.

 

Socialiser

Un des principaux défis que les enseignants doivent relever auprès de leurs élèves est d’amener ces derniers à développer leurs habiletés sociales.

«On doit notamment leur apprendre à s’exprimer de façon acceptable en société. La plupart n’ont pas acquis ces habiletés. La majorité d’entre eux sont plutôt discrets. Il faut justement les stimuler pour leur apprendre à entrer en contact avec les autres, car ils ont tendance à vivre dans leur bulle», mentionne M. Lampron.

«Par exemple, mentionne Mme Tardif, les élèves avaient le choix de dîner dans la classe ou de manger à la cafétéria avec les autres élèves du régulier. Les deux groupes décidaient plutôt de rester en classe parce qu’il y a trop de bruit à la cafétéria. Ils y sont sensibles. Cette année, on essaie tranquillement de les habituer, trois jours semaine, à manger à la cafétéria.»

M. Lampron ajoute que des élèves, selon la manière dont le TSA les touche, se démarquent davantage au niveau cognitif.

«Certains sont très doués. J’en ai deux en univers social qui ont une capacité d’absorber le matériel. Ils sont en avance de deux chapitres par rapport au groupe. On a tendance, cependant, à focusser un peu sur ces prodiges-là au détriment des autres», poursuit l’enseignant.

Il ajoute que les jeunes vivant avec le TSA doivent composer avec des préjugés par rapport à leurs collègues des classes régulières.

«J’ai 55 ans et, dans mon temps, il n’y avait pas de classe d’autisme, mais des classes d’ortho, poursuit M. Lampron. Quand on voulait insulter quelqu’un, on lui disait “Tu es un ortho”. Maintenant, je vois le même phénomène qui se passe aujourd’hui. Il y a beaucoup de jeunes adolescents dans le régulier qui vont se traiter d’autiste.»

 

D’autres écoles de la commission scolaire

L’école secondaire des Timoniers n’est pas le seul établissement à offrir des classes spécialisées pour élèves souffrant du TSA. Pour l’ensemble des écoles de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (CSDGS), on retrouve 32 groupes au primaire et 23 au secondaire. Plus spécifiquement sur le territoire desservi par Le Reflet, il y a 23 groupes au primaire et 15 pour le secondaire. La responsable des communications à la CSDGS, Hélène Dumais, déclare que le nombre de groupes et d’élèves ayant un TSA est en progression constante. «La CSDGS ajuste à la hausse son niveau de soutien aux élèves ayant un TSA annuellement», souligne-t-elle.

 

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David PenvenMarysol Recent comment authors
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Marysol

On ne ‘’souffre’’ pas d’autisme, c’est une condition permanente et neurologique.