Deux artistes exposent pour le temps des Fêtes à La Prairie

Deux artistes exposent pour le temps des Fêtes à La Prairie

Deux créatrices unissent leurs œuvres respectives le temps d’une exposition commune à la bibliothèque Léo-Lecavalier. Jusqu’au 27 décembre, Claire Bourgault et Michèle Côté apportent l’esprit des Fêtes à La Prairie avec leurs collections de bijoux et de boules de Noël pour des idées-cadeaux originales.

Mme Bourgault, qui a habité La Prairie pendant plus de dix ans, a créé sa compagnie de création de bijoux, appelé Fluxx, en 2006. Après avoir fait le Salon des métiers d’art pendant sept ans, la diplômée en joaillerie a cessé de produire des bijoux. Les pièces de la collection sont les dernières qu’elle a présentées au salon en 2012.

«La plupart de ces bijoux n’ont été vus qu’une seule fois ou même pas du tout», fait-elle savoir.

L’artiste travaille l’étain, un matériau qui offre plusieurs avantages, selon elle.

«C’est un métal qui est rarement allergène, indique-t-elle. Il n’est pas dit précieux, c’est un métal plus mode, donc il est moins cher.»

Ses chaînes et anneaux sont en acier inoxydable. Ils ne sont pas non plus allergènes, ajoute-t-elle.

Mme Bourgault a fait sa réputation en joaillerie avec la création de sa pièce devenue fétiche, le lariat.

«Il s’agit d’une longue chaîne sans fermoir, explique-t-elle. On l’enfile dans un pendentif, puis on l’adapte en la portant courte ou longue. C’est le collier que j’ai eu le plus de plaisir à confectionner.»

Ce bijou s’inspire de la forme d’un lasso.

«Les joailliers ont repris l’idée de prendre la longue corde et de le porter comme un foulard. De mon côté, j’ai ajouté une pièce ouverte pour qu’il y ait plusieurs façons de l’attacher», mentionne-t-elle.

Des bagues, des bracelets ainsi que des boucles d’oreilles, dont certaines fabriquées à partir de vinyles des Beatles, seront également exposées.

Boules de Noël

Aux côtés des bijoux de Claire Bourgault se trouvent les boules de Noël de Michèle Côté. Résidente de Brossard, l’enseignante en art plastique aujourd’hui à la retraite s’est intéressée à la confection de ces accessoires par un concours de circonstances.

«En 1998, j’ai décidé de refaire la décoration de mon arbre de Noël, car il n’y avait aucune boule, seulement des ornements», raconte-t-elle.

Inspirée par une image vue dans un de ses livres d’artisanat, elle a tracé un patron sur des boules en styromousse, puis a inséré du tissu dans les fentes. Elle a ensuite collé de la passementerie (fils et rubans) sur les joints afin de les cacher.

Née avec un handicap au bras gauche, elle dit s’organiser différemment et ne pas avoir été freinée dans la création.

Au fil de ses visites dans des salons d’artisanat et après avoir reçu plusieurs demandes d’amis, elle a développé de nouveaux formats et de nouvelles couleurs de boules de Noël.

«Les plus petites boules ont deux pouces de diamètre, alors que les plus grosses ont six pouces, explique-t-elle. J’utilise du cuir, de la soie, du coton et plusieurs autres tissus qui brillent.»

La diplômée de l’école des Beaux-Arts de Montréal pratique encore aujourd’hui la peinture et le dessin, mais ne pensait pas poursuivre dans la voie de l’artisanat aussi longtemps.

«Je n’aurais jamais pensé quand j’ai refait mon sapin en 1998 que je ferais encore des boules de Noël en 2016, admet-elle. C’est ce que j’aime de la création: il n’y a jamais de fin.»

 

 

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