Du Sud au Nord du Québec en 10 semaines en fatbike

Par Yanick Michaud
Du Sud au Nord du Québec en 10 semaines en fatbike
Parti du point le plus au Sud du Québec le 15 février, Simon Pierre Goneau entend atteindre le point le plus haut Nord de la province d'ici la fin avril. (Photo : Photo Journal Saint-François – Eric St-Pierre)

Le point le plus au Sud du Québec est situé à Elgin, dans le Haut-Saint-Laurent.  

C’est de là qu’est parti samedi matin le Lévisien Simon Pierre Goneau, un aventurier qui n’a pas froid aux yeux. Il désire rallier en huit à dix semaines le point situé le plus au Nord de la province, le Cap Wolstenholme. À la pointe de la péninsule d’Ungava. C’est plus de 2800 kilomètres.

Pour s’y rendre, un vélo aux pneus surdimensionnés, un Fat Bike. « C’est 2800 kilomètres. Il y en a 1500 sur la route et aussi 1300 kilomètres hors route. Sur la banquise. Le long de la côte de la Baie d’Hudson. C’est tout un défi », explique le père de famille qui a toujours été un aventurier. « C’est une idée qui m’est venue il y a douze ans et que je repoussais toujours. Mais l’année dernière, j’ai décidé que ça y était », lance l’ingénieur en mécanique, doublé d’un habitué de vélo. De route, de montagne, de tourisme, il en a pédalé un coup avant de tenter son expédition extrême. Son expédition Québec Plein Nord.

Une énorme planification

Mais on ne se lance pas du jour au lendemain dans une expédition qui fera côtoyer les ours polaires, les loups, le froid, la glace, la solitude. « Pour ce qui est du froid, j’ai décidé de relever mon défi en hiver parce que ça permettra de rouler sur des lacs gelés. Sinon ç’aurait été des détours beaucoup plus long. Je vais utiliser la glace de la Baie d’Hudson pour éviter la forêt et ses nombreux obstacles », explique l’homme qui entend parcourir de 80 à 100 kilomètres quotidiennement dans les premières semaines. En zone urbaine. Sur la banquise, la cadence ralentira à environ 25 kilomètres par jour selon lui.

Ce qui représentera un défi pour atteindre ses points de ravitaillement. « Je pars avec le minimum. Pour me rendre à chaque point de ravitaillement. Rendu dans la Baie, il y a six villages Inuits et j’ai pris contact avec des gens de chaque endroit pour faire le relais. Je serai accueilli dans chaque communauté », explique Simon Pierre Goneau, enthousiaste.

Parmi les autres points à préparer, des détails comme celui de traverser les ponts. « À partir d’Elgin, pour me rendre à Valleyfield, je ne pouvais traverser le pont Larocque. J’ai obtenu une escorte de la GRC. Il faut penser à beaucoup de détails », affirme celui qui couchera dans une tente, en camping d’hiver.

Un défi pour lui et sa famille

Sa conjointe, ses deux enfants de 7 et 9 ans, ainsi que ses amis vont s’ennuyer. « Ils me supportent, mais c’est certain qu’on va s’ennuyer. Mais ils savent que je suis en gars d’aventure. On sera encore plus heureux de nous revoir. Mon patron a accepté de m’accorder ce congé. J’ai des commanditaires qui sont généreux. J’ai un bel appui », relate Simon Pierre qui devrait atteindre son objectif quelque part à la fin avril.

Alors qu’il prendra l’avion de retour vers Québec, il sera le premier à avoir réalisé une telle traversée de cette façon. « Ce n’est pas fait et je sais qu’il y a des défis. Mais j’ai fait mes devoirs. Enfin, je suis préparé. Je compte bien réussir », conclut, enthousiaste celui qui tiendra un journal de bord sur son site : www.expeqcnor.com.

SP Goneau famille 720B Québec
Entouré de sa famille et d’amis venus l’encourager, dont le photographe Eric St-Pierre venu immortaliser le moment, Simon Pierre se retrouvera isolé dans les prochaines semaines. (Photo Eric St-Pierre)
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