Investir dans un beau sourire

Investir dans un beau sourire

Mélanie Claveau voulait un beau sourire pour ses 40 ans.

ROUSSILLON – Les cinq candidates interrogées dans le cadre de ce reportage sont unanimes; elles n’ont pas eu de broches à l’adolescence parce que leur famille n’en avait pas les moyens. Maintenant qu’elles sont adultes, elles ont décidé de se faire plaisir, en dépit des inconvénients que cela suppose.

Petite, Jessica Nadeau rêvait d’avoir de belles dents. Source de moquerie, l’état de sa dentition jouait aussi sur son estime de soi. Ses parents, au fait de la situation, n’avaient pas les reins assez solides pour lui offrir le traitement.

À 20 ans, la résidente de Saint-Philippe a travaillé d’arrache-pied pour pouvoir se payer des broches.

«Comme j’avais des factures et mes études à payer, j’ai pris un arrangement avec mon dentiste pendant deux ans et j’ai fait un emprunt à la banque pour réduire le montant des paiements mensuels», raconte-t-elle.

Maintenant que les douleurs, «la honte de porter des broches à l’âge adulte» et la privation sont derrière elle, la femme de 27 ans affirme que cela a changé sa vie.

De belles dents pour ses 40 ans

«Quand je me regardais sur des photos, je ne focusais que là-dessus, confie Mélanie Claveau. Je regardais ma sœur qui s’était payée des boches à l’âge adulte et je me suis donné comme objectif d’avoir un beau sourire pour mes 40 ans.»

Après 33 mois de traitement, non sans gêne et sans souffrance, la résidente de Delson est très heureuse du résultat.

«Quand j’avais mes broches, j’avais le réflexe de mettre ma main devant ma bouche pour me cacher, confie-t-elle. Même après, j’ai continué à le faire et mon chum m’a dit: montre-les au prix que ça t’a coûté!»

Depuis deux ans, Mme Claveau sourit à pleines dents.

Nouvelles technologies

Stéphanie Chartrand est celle pour qui la démarche a été la moins pénible. La Laprairienne de 27 ans a porté l’appareil dentaire Invisalign durant un an et demi. Elle a adoré l’objet s’apparentant à un protège-dents.

«Ça ne paraissait tellement pas que les gens se rendaient compte que j’avais ça seulement quand je l’enlevais pour manger, dit-elle, enthousiaste. Ce n’était pas douloureux, pratiquement invisible et ça m’a coûté moins cher que des broches.»

De son côté, Mélanie Faubert considère les broches plus attrayantes maintenant qu’elles sont discrètes.

«Moi, des boches métalliques, je n’en voulais pas! clame la femme de 27 ans. Mes braquettes sont blanches et je bénéficie d’un traitement accéléré de 12 mois parce que mon problème n’était pas majeur.»

Un investissement

Pour Marie-Ève Lecomte, avoir de belles dents serait bon pour le bien-être et l’estime de soi. Celle qui a des boches par souci d’esthétisme plus que par nécessité juge que c’est une étape douloureuse qui sera vite oubliée.

«C’est tellement beau quelqu’un avec un beau sourire, affirme la femme de 34 ans. Je suis jeune et pour moi, c’est un investissement qui a plus de sens que celui que je pourrais faire pour avoir une poitrine généreuse.»

La maman en congé de maternité devrait retirer ses broches dans quelques mois.

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