Je vais bien

Par Hélène Gingras
Je vais bien

Voici le billet du 16 septembre de Hélène Gingras.

Comment allez-vous?

Je vous le demande et, pour dire vrai, c’est des nouvelles de Maryse (prénom fictif) que j’attends.

Les rares fois où je passe devant chez toi, je jette un œil pour voir si tu es là. Même si on se connaît peu. Par une personne interposée en fait. J’ai apprécié les quelques fois où on a mangé ensemble. Nos discussions lors d’un 5 à 7. Puis dans la rue pendant que ton aînée jouait.

Les préambules entre nous n’ont pas été longs ni difficiles. Tout de suite, on s’est appréciées mutuellement. On s’est aussi mises à parler des mêmes affaires. Simplement. On a aussi ri.

J’ai su que tu avais envoyé un courriel à des amis proches il y a trois semaines. Un appel à l’aide. Urgent. Touchant. Des mots bien pesés. Une pensée clairement exprimée. Lucide. Comme tu sais si bien le faire. Parce que tout va mal dans toutes les sphères de ta vie. Ou presque. Et que tu n’y arrive plus. Que tu veux éviter que ta plus jeune en souffre. Elle qui subit déjà certains contrecoups dont tu ne peux l’épargner.

Peu importe que ce soit ta thérapeute qui t’ai suggéré d’envoyer un courriel à tes proches, tout le mérite te revient de l’avoir écrit. Et surtout de l’avoir envoyé. Trop d’appels à l’aide n’ont pas de destinataire…

Tout l’aveu de cette vulnérabilité t’honore. Et te rend encore plus forte.

Sans ce courriel, peu de gens auraient vraiment su que tu traverses une période vraiment difficile.

Je suis contente d’apprendre que ton réseau se mobilise pour te soutenir. Que certains t’offrent de leur temps. Une heure par semaine, une soirée ou peu importe. Afin de faire prendre le bain à ta plus jeune. Te permettre de sortir de la maison, ne serait-ce qu’une heure pour te changer les idées. Pour que tu puisses faire quelque chose qui te fait du bien. Te chercher un autre boulot. Que tu remontes la pente. Bref, éviter de frapper un mur. Parce que la vie, elle, n’arrête pas.

Sache à mon tour que je suis aussi disponible. Pour jaser. Écouter un navet du cinéma pour en rire. Même faire la vaisselle ou une brassée de lavage chez toi.

On ne demande jamais assez aux gens comment ils vont…

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